Démocratie et succès de la CAQ

Denise Bombardier
Les médias nous mettent en garde contre la CAQ. Le parti de François Legault ne doit pas se retrouver avec trop de votes et de sièges.
En d’autres termes, donnons notre appui aux partis qui ne risquent pas de prendre le pouvoir. Par exemple, ceux qui hésitent encore à franchir le pas vers la souveraineté devraient plutôt voter pour le PQ. Pour affaiblir la CAQ.
Les électeurs alertés par la quasi-disparition de l’appui des francophones au PLQ et qui refusent d’assister à la transformation du parti en refuge exclusif pour anglophones et allophones, tous des adversaires des lois sur le français et la laïcité, ces francophones fédéralistes surtout se devraient de voter PLQ.
- Écoutez l'édito de Denise Bombardier à l'émission de Richard Martineau diffusée chaque jour en direct 9 h 48 via QUB radio :
LEGAULT DICTATEUR
Les électeurs qui comparent François Legault à une sorte de dictateur et qui vomissent sur sa coalition, à leurs yeux une fraude idéologique, devraient voter Québec solidaire. Pourvu qu’ils ne lisent pas son programme enrobé de wokisme et qu’ils se fichent de la nostalgie de «l’ère» communiste tendance trotskiste qu’il contient. De fait, ce sont de vrais idéologues présents dans les hautes instances du parti qui laissent le talentueux et séduisant GND triompher à l’avant-scène. Des naïfs de gauche pourraient mettre une croix sur leur bulletin pour QS.
Enfin, il y a ceux pour qui François Legault dirige LE parti liberticide parce qu’il aurait bafoué leur liberté en imposant des obligations sanitaires. Ils sont enfoncés dans leur ignorance et leur mépris de la science. Ils rejettent aussi la présence de l’État dans les institutions. Ils devraient voter pour le PCQ d’Éric Duhaime qui les envoûte par son intelligence et son cynisme.
Or, la catastrophe annoncée ne serait pas un vote massif en faveur de la CAQ, mais une autre baisse significative du taux de participation le 3 octobre. Car, ce n’est pas le succès prévu de la CAQ qui menace avant tout la démocratie, mais le refus des électeurs d’exercer leur responsabilité de citoyen.