COVID-19: des écoles s'attaquent au problème de ventilation

TVA Nouvelles

2020-12-29T00:50:38Z

Les experts le répètent depuis des mois, la COVID-19 se propage plus facilement dans un lieu fermé qu'à l'air libre. Il s'agit malheureusement d'un problème auquel les écoles sont confrontées depuis le début de la pandémie.

Pour résorber le problème, des institutions privées passent à l'action: certaines d'elles se sont procuré une technologie qui limite les risques de contagion en classe.

À l'école Saint-Joseph de Montréal, les élèves pourront mieux respirer grâce à un purificateur d'air qui propulse des ions.

Ceux-ci vont s’attaquer au coronavirus en transformant les ions positifs du virus en particules négatives. Le dispositif neutralise le virus, qu'il soit en aérosol ou déposé sur les surfaces.

«En se liant l'un à l'autre, la molécule se désactive. Le dispositif neutralise le virus, qu'il soit en aérosol ou déposé sur les surfaces», a expliqué à TVA Nouvelles le président du Groupe Éode, Anthony Fasciano.

Capture d'écran, TVA Nouvelles
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Le directeur de l'école trouvait la dépense de 10 000$ justifiée.

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«On n’a pas réfléchi longtemps pour la sécurité des gens, a indiqué le directeur de l’école Saint-Joseph, Frédéric Brazeau. L'an prochain, ce sera la gastro. L'année d'après, ce sera autre chose. Donc, c'est un choix logique».

Au moins 10 autres écoles privées se sont dotées de ce système.

«Payer 10 000$ pour dix ans, pour 1000 ou 1500 étudiants, je pense que c'est un très petit prix à payer, assure Daniel Robert, vice-président chez la firme Kolostat.

Capture d'écran, TVA Nouvelles
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Le problème, c’est que les systèmes de ventilation actuels n’atteignent pas toutes les salles de classe.

«C'est malheureusement 60 à 70% des écoles ou c'est comme ça, estime l’ingénieur. Il n’y a absolument aucun système dans les classes et on doit ouvrir les fenêtres. Mais on s’entend qu'ouvrir les fenêtres, en plein hiver, ça ne se fera pas.»

Nous avons interrogé le cabinet du ministre de l'Éducation Jean-François Roberge concernant ce contraste entre le public et le privé. On nous a répondu que les écoles devaient procéder à des examens avant les Fêtes.

Capture d'écran, TVA Nouvelles
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Nous avons consulté les appels d'offres du Québec et, pour l'instant, des écoles demandent que le système de ventilation soit nettoyé, mais il n'y a pas de commandes pour du matériel comme des purificateurs d'air, par exemple.

Le réseau public manque d’investissements et, donc, les directives tardent à bouger.

Enfin, Daniel Robert, qui est aussi le vice-président du Comité de transfert technologique de la société ASHRAE, répète que ce n'est pas une question de sous, mais bien de santé publique. 

* D’après le reportage de Véronique Dubé, TVA Nouvelles.

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