Jusqu’à 9000 petites entreprises québécoises verront leurs impôts augmenter de 130%, selon la FCEI

Agence QMI

2021-03-14T13:10:23Z
2021-03-14T14:10:52Z

La pandémie de COVID-19 continue d’être difficile pour les petites entreprises québécoises, alors que jusqu’à 9000 d’entre elles pourraient voir leurs impôts augmenter de 130%, selon une analyse de la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante (FCEI) publiée dimanche.

Une petite entreprise peut, au Québec comme partout ailleurs au pays, demander d'obtenir la déduction pour petite entreprise (DPE) qui permet de bénéficier d'un taux d'imposition de 4%, contre 11,5% pour les grandes entreprises.

Cependant, au Québec, une petite entreprise doit déclarer 5500 heures de travail rémunéré pour obtenir la DPE. Or, avec le contexte de la pandémie, des PME forcées de fermer leurs portes pendant des mois n'ont pu attendre ce seuil minimal.

Ce faisant, entre 3705 et 9375 petites entreprises des secteurs des services et de la construction pourraient voir leur taux d'imposition plus que doubler, a calculé la FCEI.

«C'est difficile de concevoir que les choses puissent aller encore plus mal pour les dirigeants de PME. Si cette règle fiscale injuste n'est pas abolie, des milliers de petites entreprises seront freinées dans leur reprise, voire mises au tapis, à cause d'une augmentation soudaine de leurs impôts», a indiqué François Vincent, vice-président Québec à la FCEI.

Plus largement, selon l'étude de l'organisation, de 42 303 à 47 973 petites entreprises québécoises des services et de la construction ne bénéficieront pas du taux d'imposition réduit au Québec, toujours à cause de la pandémie.

Comme les données de la FCEI pour les deux premiers mois de l'année montrent que de nombreuses PME fonctionnent toujours avec un effectif réduit, le risque que de nouvelles petites entreprises passent sous le seuil des heures minimales requises pour accéder à la DPE est encore très élevé.

Les évaluations de la FCEI sont basées sur le nombre d’entreprises, proportionnellement au nombre d'employés et de secteurs économiques de l’étude de l’Institut de la statistique du Québec.

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