RTC: des fourgonnettes de 8 places pour mieux desservir les banlieues


Taïeb Moalla
Le Réseau de transport de la Capitale (RTC) ajoutera, à partir de la rentrée scolaire de l’automne 2021, un nouveau service de transport à la demande en utilisant des fourgonnettes de 8 places pour améliorer la desserte des banlieues éloignées.
Le Flexibus permettra aux usagers de «se déplacer dans une même zone ciblée ou de rejoindre un réseau de service fréquent, et ce, pour le même tarif qu’un déplacement en autobus», explique le RTC.
Conjointement avec la @villequebec, nous avons annoncé aujourd’hui le déploiement graduel, dès la fin de l’été 2021, de Flexibus, un nouveau service de transport à la demande. Pour tous les détails : https://t.co/2486xNuf8m pic.twitter.com/PYoNC4cKie
— RTC (@RTCQuebec) February 1, 2021
Par le moyen d’une application téléphonique, le client de zones comme Notre-Dame-des-Laurentides, Saint-Émile, Lac-Saint-Charles, Val-Bélair, Loretteville et Montmorency pourra ainsi commander une fourgonnette de huit passagers. Ce véhicule le conduira, à l’intérieur d’une même zone, pour lui permettre soit de rejoindre un arrêt du RTC ou encore un domicile, un commerce ou un aréna.
«Comme il s’agit d’un service de transport collectif, selon la demande, plusieurs clients pourraient partager le véhicule», fait-on savoir.
Le temps d’attente sera d’un maximum de 15 minutes, promet-on. Le coût de l’utilisation du Flexibus est celui d’un passage régulier du RTC incluant la possibilité d’avoir une correspondance. «Ainsi, Flexibus sera un service complémentaire à l’offre actuelle du RTC, qui permettra de répondre aux besoins de déplacements locaux et de désenclaver certains quartiers», a expliqué le président du RTC, Rémy Normand.
Pour la première année de service, le coût devrait tourner autour de 2 M$ pour le RTC. Pour des raisons concurrentielles, M. Normand n’a pas voulu dévoiler le coût pour les autres années de mise en service. Deux appels d’offres seront lancés dans les prochaines semaines, et des discussions avec le gouvernement du Québec seront entamées pour tenter d’obtenir des subventions.
Comme un taxi
Comparant le Flexibus à un service de taxi, le maire Labeaume n’a pas hésité à parler d’un «service révolutionnaire». Il n’a pas caché que son but demeure celui de permettre aux citoyens d’éviter d’acheter une deuxième voiture. «Les citoyens des banlieues et de la grande région de Québec seront desservis comme jamais auparavant grâce à une toile de service en transport en commun complète créée par le réseau structurant, jumelé au projet de couronne périphérique», s’est-il félicité.
Pour 2021, on estime qu’on pourrait avoir 124 000 déplacements pour les zones visées. À l’an cinq, on estime qu’il y aura 400 000 déplacements grâce à Flexibus.
Lors du conseil municipal de lundi soir, Québec 21 et Démocratie Québec ont relativement bien accueilli l'annonce de l'administration Labeaume tout en affirmant que plusieurs interrogations demeurent en suspens.
Déploiement du service
- 2021: Notre-Dame-des-Laurentides, Saint-Émile, Lac-Saint-Charles, Val-Bélair, Loretteville, Montmorency
- 2022: Beauport Nord
- 2023: L’Ancienne-Lorette (à l’exclusion de l’aéroport) et Saint-Augustin-de-Desmaures
- 2024: Cap-Diamant et l'anse au Foulon

Source: Réseau de transport de la Capitale