Mobilisation autour des gyms au Québec

Dominique Lelièvre et Camille Payant | Journal de Québec

2022-01-30T15:20:53Z
2022-01-31T03:58:18Z

Les gyms qui menaçaient de défier Québec en ouvrant leurs portes au public dimanche ont finalement opté pour des manifestations festives devant leurs installations, sauf quelques cas de désobéissance civile.

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« Il faut arrêter de démoniser les centres d’entraînement. Il faut qu’ils fassent partie de la solution », lance d’emblée le propriétaire du Vestiaire, à Montréal, Karim El Hlimi. 

Son but était d’ouvrir au public ses installations dimanche. Une décision qu’il a remise en question après avoir appris qu’il risquait de perdre son aide financière du ministère de l’Économie. 

« On ne pouvait pas se permettre de ne pas avoir nos subventions », précise l’instigateur du mouvement #lasantéenpremier, qui a finalement organisé une manifestation devant ses locaux. 

Le propriétaire de CrossFit Lac-Beauport, près de Québec, Mathieu Corriveau, s’est plutôt rabattu sur un entraînement symbolique à l’extérieur. La température ressentie sous les -20 degrés Celsius n’a pas découragé une cinquantaine d’adeptes d’aller l’appuyer autour d’un feu et sous une musique entraînante.

Fermés pendant 15 des 23 derniers mois, les petits joueurs comme lui prennent « comme une gifle au visage » le fait d’ignorer quand ils pourront rouvrir.

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« On t’enlève ton gagne-pain, on t’enlève ta passion. C’est très difficile. On trouve que l’on paie cher », se désole M. Corriveau.

Écoutez l’entrevue de Benoit Dutrizac avec Karim El Hlimi, propriétaire et entraîneur du club Le Vestiaire, sur QUB radio: 

Ouverture temporaire 

Malgré les menaces, quelques centres de conditionnement physique ont décidé d’ouvrir leurs portes dimanche matin.  

Le Gym Proactif, à Drummondville, a accueilli plusieurs clients entre ses murs, dont des personnes âgées et des gens en réadaptation physique, avant l’arrivée des policiers.  

« Ça s’est super bien passé, dans le plus grand respect des mesures sanitaires », précise la copropriétaire Mylène Arseneau. 

Elle avait prévenu les autorités en amont, et n’était donc pas surprise de les voir fermer son établissement.  

Présence policière  

Le Gym Empire Fitness, dans l’arrondissement de Lachine, à Montréal, a décidé d’offrir un cours de groupe à quatre membres en matinée. Il a lui aussi été interrompu par les policiers. 

Lors du passage du Journal, plusieurs personnes s’y trouvaient toujours. 

« En ouvrant aujourd’hui [dimanche], je pourrais ne pas avoir droit à ces subventions. [...] Je connaissais le risque », soutient la propriétaire, Sirine El-Samra. 

Un rapport a été acheminé à la section Moralité de la police de Montréal, qui examinera le dossier.

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