Garderies privées non subventionnées: des hausses de tarifs à prévoir pour les parents

Patricia Hélie | TVA Nouvelles

2021-11-30T23:04:49Z

Les tarifs dans les garderies privées non subventionnées risquent d’augmenter, en raison des hausses salariales offertes dans les CPE.

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S'ils veulent conserver leurs éducatrices, qui se font déjà rares, ils n'ont pas d'autres choix, a estimé un des propriétaires de la garderie Les p'tits samouraïs de Trois-Rivières, Marc Beaudry.

La veille de l'annonce de cette hausse, il raconte avoir embauché une nouvelle éducatrice: «Le lendemain elle nous rappelle et dit: le salaire vous m'avez offert hier, y vas-tu monter de 17 % ? Non».

M. Beaudry et sa conjointe ont dû prendre la difficile décision d'augmenter les tarifs d'une dizaine de dollars et d'ajouter des incitatifs pour le personnel. «On a regardé ça sous tous les côtés. À partir de janvier nous autres on va offrir un régime de retraite à nos employés.»

Pour les propriétaires de garderies, le gouvernement modifie la valeur d'un enfant selon le type de garderie qu'il fréquente. Québec donne aux CPE environ 77 $ par enfant par jour. Aux garderies privées subventionnées il paie 63 $ et aux garderies privées non subventionnées, 0 $.

À la garderie Les Rikikis, on devra éventuellement augmenter les tarifs de 8 $. Au grand déplaisir de la propriétaire, Maria Lira. Moi j'aimerais ouvrir une garderie à 35 $ par jour. Mais c'est impossible.»

C'est sans compter que la dernière année n'a vraiment pas été facile: tout a augmenté, à commencer par le prix des assurances: «Mes assurances ont doublé !, a confié Mme Lira. Je suis passé de 280 à 560 $».

Pour M. Beaudry, c'est le coût de l'épicerie qui a augmenté de 4000 $ en seulement quatre mois.

Au Québec, les garderies privées non subventionnées représentent 70 000 places.

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