Des idées ingénieuses pour la distribution des bonbons
Des citoyens ont usé de créativité pour permettre à la fête annuelle des jeunes de se dérouler sécuritairement

Nora T. Lamontagne et Clara Loiseau
Rendre la fête d’Halloween la plus normale possible en pleine pandémie pour gâter les petits monstres, c’est ce que des milliers de Québécois ont décidé de faire en leur distribuant des bonbons grâce à d’ingénieux stratagèmes.
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Cordes à linge, tuyaux, glissades ou encore bras robotisés : il faut dire que les Québécois ont redoublé d’imagination cette année pour donner les sucreries, en vidant littéralement les magasins plus tôt cette semaine. Il fallait voir tous ces sourires sur leur visage hier pour comprendre à quel point la fête leur a fait du bien en cette époque de pandémie.
Des bonbons à distance

Certains n'ont pas hésité à mettre le paquet pour impressionner leurs visiteurs.
Steve Patenaude, propriétaire de la compagnie Teknomega, une compagnie de robotique, a programmé et installé un robot industriel déguisé en clown pour donner les friandises (photo).
« Il est fait pour remplacer des gens pour les tâches répétitives. Il peut travailler avec des gens. Il sent les sacs à bonbons. Disons que ce n’est pas un tube rudimentaire », explique l'homme de L'Assomption, qui a mis quatre jours pour préparer ce système.

D’autres ont plus simplement utilisé des objets du quotidien pour donner les sachets de confiseries (autres photos).

On pouvait voir notamment une puise de piscine qui permettait aux enfants de récupérer les gâteries en étant à deux mètres de distance, des cordes à linge ou même... une catapulte.
Ruelle hantée

Un gorille accroché à un bâtiment d’une ruelle près des rues Adam et d’Orléans, dans Hochelaga-Maisonneuve, touchait la tête des passants et un clown démoniaque sur échasse muni d’une scie à chaîne poursuivait les plus audacieux qui entraient dans cette ruelle brumeuse.

Magasins dévalisés

Si quelques retardataires n’avaient pas encore acheté leurs petites douceurs à offrir aux enfants hier matin, ils ont peut-être eu bien du mal à s’en procurer.
De nombreuses épiceries et des magasins à grande surface du Québec présentaient des étagères à bonbons complètement vides en matinée, signe que les petits monstres ont été gâtés en soirée. La pandémie n’aura donc pas empêché les enfants de se sucrer le bec.
« Il ne nous en reste plus depuis [vendredi]. Des personnes sont venues dévaliser nos quelques boîtes restantes à la dernière minute, mais il n’y avait déjà plus de variétés. Elles sont parties assez rapidement dans les derniers jours », explique un commis d’une épicerie Maxi de l’arrondissement Beauport, à Québec.
– Jérémy Bernier
À la maison
Émile, 7 ans, a passé exceptionnellement l’Halloween chez lui plutôt que dans les rues de Terrebonne à récolter des bonbons. La décision prise par mesure préventive n’a pas pour autant été facile pour sa mère, Catherine Bertrand.
« Personnellement, je pense qu’Halloween aurait dû être annulée cette année. Ça aurait évité que plein de monde se pose la question », croit-elle, en se consolant par le fait que son fils a déjà célébré la fête en grand à l’école vendredi.