Des ingénieurs de l’ÉTS veulent révolutionner le réseau de la santé avec leurs recherches

Un nouvel institut de l’École de technologie supérieure rassemble les chercheurs qui créent des outils futuristes en santé

Étudiant au doctorat à l'ÉTS, Baptiste Marin travaille à l’élaboration d’un hydrogel permettant de rendre l’immunothérapie encore plus efficace contre les cancers.
Étudiant au doctorat à l'ÉTS, Baptiste Marin travaille à l’élaboration d’un hydrogel permettant de rendre l’immunothérapie encore plus efficace contre les cancers. Photo HUGO DUCHAINE
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Hugo Duchaine

2026-02-07T05:00:00Z

Des ingénieurs développent en ce moment de nouvelles technologies qui semblent sortir tout droit d’un film de science-fiction pour soigner les patients québécois plus vite et plus efficacement.

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«On associe généralement le génie aux ponts, aux mines ou à l’aérospatial au Québec, mais il est aussi utile en santé», lance Clarisse Bascans, la directrice administrative d’itechsanté, un nouvel institut récemment créé par l’École de technologie supérieure (ÉTS).

Lancé en novembre dernier, l’Institut de recherche et d’innovation en technologies pour la santé, appelé itechsanté, réunit les professeurs et chercheurs de l’ÉTS qui planchent sur des projets liés à la santé.

Par exemple, les chercheurs utilisent le génie mécanique pour créer des capsules qui traversent les intestins en récoltant des échantillons de bactéries et d’enzymes afin de révéler les secrets des maladies intestinales (voir autres textes).

Le génie des logiciels et des technologies de l’information est mis à profit pour accélérer la réadaptation physique en plongeant les patients dans la réalité virtuelle, entre autres.

Le génie électrique s’affaire à déceler des signaux physiologiques irréguliers, mais subtils, générés par le corps comme signes précurseurs de maladies comme le Parkinson ou l’Alzheimer bien avant l’apparition des symptômes visibles.

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De grands défis

La directrice scientifique d’itechsanté, Nicola Hagemeister, reconnaît que le système de la santé fait face à des défis grandissants.

Nicola Hagemeister est la directrice scientifique d’itechsanté.
Nicola Hagemeister est la directrice scientifique d’itechsanté. Photo HUGO DUCHAINE

Le vieillissement de la population, l’augmentation des maladies chroniques et le manque de main-d’œuvre pèsent lourd sur un réseau qui craque de partout.

«Les besoins sont énormes [...], mais nous voulons aider à optimiser les façons de faire», dit-elle à propos du soutien que peuvent apporter les ingénieurs.

«Il y a des technologies qu’on peut créer pour améliorer les soins, les diagnostics ou même prévenir les maladies», renchérit Clarisse Bascans.

Un seul pôle

En regroupant sous un même toit tous les ingénieurs qui s’intéressaient déjà à ce domaine, itechsanté espère devenir un «pôle incontournable», autant pour les chercheurs que les médecins et les entreprises.

«Que les médecins viennent nous voir avec leurs idées [...], le milieu de la santé peut nous faire part de ses besoins», poursuit Mme Bascans, qui souhaite qu’itechsanté devienne une porte d’entrée pour ceux qui ont des besoins d’expertise en génie dans le domaine médical.

Déjà, l’institut rassemble plus d’une cinquantaine de professeurs de l’ÉTS et une centaine d’étudiants. Plusieurs de ses laboratoires se trouvent dans le Centre de recherche du Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM).

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