Des similitudes avec les Blues

Joel Edmundson voit des signes encourageants chez le Canadien

Le nouveau venu Joel Edmundson constate plusieurs qualités chez le Canadien. « Ça paraît bien sur papier, mais ça devra se transposer sur la glace », a-t-il
cependant pris soin de préciser.
Le nouveau venu Joel Edmundson constate plusieurs qualités chez le Canadien. « Ça paraît bien sur papier, mais ça devra se transposer sur la glace », a-t-il cependant pris soin de préciser. Photo Ben Pelosse
Photo portrait de Jonathan Bernier

Jonathan Bernier

2021-01-06T18:05:41Z
2021-01-07T01:11:14Z

Marc Bergevin n’a pas seulement ajouté du poids et des années d’expérience au sein du Canadien au cours de la saison morte. Des six joueurs qu’il a acquis, cinq ont déjà remporté la coupe Stanley.

Corey Perry avec les Ducks en 2007, Michael Frolik avec les Blackhawks en 2013, Tyler Toffoli dans l’uniforme des Kings en 2014, de même que Jake Allen et Joel Edmundson chez les Blues en 2019.

Le camp n’étant amorcé que depuis dimanche, on ne s’emportera pas trop vite. Sauf que les discours de Bergevin et de Claude Julien, qui n’ont jamais été aussi optimistes, ont de quoi redonner de la vigueur à la flamme vacillante du flambeau du Tricolore.

« Ce n’est pas facile de gagner dans cette ligue. Il faut être prêt à faire des sacrifices. C’est la clé. Ça peut être de bloquer un tir ou de donner une puissante mise en échec. Si un joueur le fait, ça devient contagieux. Les jeunes suivront aussi », a déclaré Edmundson par le biais d’une visioconférence au terme de la quatrième journée du camp du Canadien, mercredi.

Du muscle à la ligne bleue

À ce propos, le défenseur voit beaucoup de similitudes entre la formation que le Canadien enverra dans la mêlée à compter du 13 janvier, à Toronto, et celle qui a fini par soulever la coupe Stanley sur la glace du TD Garden de Boston, le 12 juin 2019.

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Selon lui, il y a des signes qui démontrent que ce groupe pourrait accomplir de belles choses.

« Le physique est un facteur important en séries. À la ligne bleue, on a de gros gabarits ainsi que des défenseurs offensifs. En attaque, nous avons également ajouté du poids et des vétérans, comme Corey Perry, a énuméré le colosse de 6 pieds, 4 pouces et 227 livres. En plus, on a de jeunes joueurs talentueux. »

« Je ne vois pas de trou au sein de notre formation. Ça paraît bien sur papier, mais ça devra se transposer sur la glace », a-t-il ajouté, à juste titre.

Les mauvaises langues ne manqueront pas de rappeler que les Blues occupaient, le 2 janvier de cette même année, le tout dernier rang du classement général. Il a fallu tout un coup de barre et l’émergence de Jordan Binnington pour renverser la tendance.

Petry comme Pietrangelo

D’ailleurs, avant de songer à la coupe Stanley, il faut d’abord apprivoiser un nouvel environnement. Comme prévu, Edmundson évolue à la gauche de Jeff Petry depuis le début du camp. Ce n’est pas sans lui rappeler la tâche qu’il avait auprès d’Alex Pietrangelo, avec qui il a partagé la surface de jeu pendant quatre saisons à Saint Louis.

« Ce sont deux joueurs similaires. Deux gros défenseurs droitiers qui possèdent de bons tirs et qui aiment appuyer l’attaque. Quand je suis jumelé à un partenaire comme eux, j’assure leurs arrières lorsqu’ils s’avancent », a-t-il indiqué. 

« J’ai hâte de voir quelle sera la dynamique lors des matchs simulés (prévus jeudi après-midi et dimanche soir) », a ajouté le patineur de 27 ans.

Étant donné la courte durée du camp et l’absence de matchs préparatoires, Edmundson se sent en plus déjà comme sans ses pantoufles. Il faut dire que ce n’est pas la première fois qu’il se retrouve dans une situation similaire.

Encore une semaine

La saison dernière, les Hurricanes avaient fait son acquisition tout juste avant le début du calendrier. Pour compliquer la tâche, il avait alors dû assimiler un tout autre système de jeu.

« J’ai eu besoin d’une semaine pour comprendre le système. Même si je passais d’un système de couverture de zone à un système de couverture homme à homme, ça n’a pas été si long », a-t-il raconté. 

Avec le Canadien, il revient donc à un système de couverture de zone. Voilà qui est un peu moins éreintant. 

« Le changement ne sera pas énorme. Je me sens déjà bien à l’intérieur du système. Et il reste une semaine au camp. »

C’est donc de bon augure.

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