Des mesures extrêmes pour protéger les prématurés de la COVID
Agence QMI
Protéger les bébés prématurés de la COVID-19 n’est pas une mince tâche, mais les nombreuses mesures mises en place dans le département de néonatalogie du CHU Sainte-Justine ont permis de garder le coronavirus à l’extérieur de ce département névralgique.
Placées à un niveau de «haute sécurité» depuis le début de la pandémie, le visiteur qui peut y avoir accès doit suivre un protocole très strict.
En plus de devoir se laver les mains avant d’y entrer, impossible d’avoir un téléphone cellulaire sur soi, et il ne faut pas de bijoux. D’autres mesures ont également été resserrées.
«On utilise des chambres à pression négative, ça, c’est vraiment pour éviter une transmission, mais elles se trouvent à l’intérieur d’une zone qu’on a créée, qu’on appelle la zone tiède ou chaude», a expliqué le chef de l’unité des soins intensifs de néonatalogie, Martin Reichherzer.
«Ce sont des chambres individuelles, et toutes les mesures sont respectées. Le personnel qui y entre porte tout l’équipement de protection qui est requis selon les consignes», a-t-il souligné.
«On n’a pas eu de bébé positif [à la COVID]. On a eu des cas suspects, moins de 10», a précisé le Dr Reichherzer.
Chaque année le département de néonatalogie du CHU Sainte-Justine accueille 1000 enfants prématurés.
La crise sanitaire reste difficile pour les parents d’enfants prématurés. La demande de soutien psychologique a augmenté de 15 % en ces temps de pandémie, a indiqué l’organisme Préma Québec.