Des mesures qui auraient dû être prises la semaine dernière, croit Dr Bolduc
TVA Nouvelles
Les mesures annoncées jeudi par le gouvernement auraient dû être mises en place la semaine dernière, estime le Dr Yves Bolduc, ancien ministre de la Santé du Québec.
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«C’est ce que je m’attendais qu’on annonce la semaine dernière. J’avais d’ailleurs dit que j’étais très déçu qu’on ne l’ait pas fait avant. [...] C’est sûr que ce sont des mesures qui étaient rendues incontournables et essentielles parce qu’il faut diminuer les contacts. Et la façon de le faire c’est vraiment d’utiliser des méthodes comme le couvre-feu et la fermeture de certains services», pense le médecin de famille.
Même si certaines de ces mesures, comme la fermeture des restaurants, auront des conséquences directes sur certaines personnes, il fallait agir maintenant, selon lui.
«C’est sûr que c’est très triste pour les restaurants [...], mais si on ne le fait pas maintenant, ça va être pire plus tard. On est au début et on sait que ça va durer de quelques semaines à plusieurs semaines. Donc, le gouvernement n’avait pas le choix», mentionne Dr Bolduc.
Ce dernier est d’avis que le fait que le gouvernement ait tardé à mettre en place ces mesures a fait en sorte que la situation est bien pire qu’elle aurait pu être si Québec avait agi plus rapidement.
«C’est important de prendre ces mesures-là parce que le réseau [de la santé] est en train d’imploser. [...] Tout ça fait en sorte que le gouvernement, hier, a pris une décision un peu en catastrophe, mais c’était la bonne décision à prendre. C’était le temps qu’il l’annonce parce que s’il l’avait fait, ça l’aurait été encore pire», martèle Dr Yves Bolduc.
À l’heure actuelle, 12 000 employés sont absents du réseau de la santé en raison de la COVID-19, a indiqué le premier ministre François Legault lors de son point de presse, hier.
N’empêche que le pire de cette vague n’est pas encore à nos portes, présume Dr Bolduc.
«Omicron est très, très contagieux. Il serait 70 fois plus contagieux que le Delta. Donc, même si les gens nous disent qu’on est moins malade, pour certains cas, à la fin le nombre fait qu’il va y en avoir plus dans nos établissements. Le personnel est déjà épuisé et puis il faut prendre toutes les mesures pour diminuer les contacts», analyse-t-il.