Des migrants testés positifs au chemin Roxham
TVA Nouvelles
Plusieurs migrants qui ont franchi récemment le chemin Roxham à Saint-Bernard-de-Lacolle ont été testés positifs à la COVID-19.
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Plusieurs sources confirment à TVA Nouvelles que de nombreux migrants qui traversent au pays par le chemin Roxham ces jours-ci sont non seulement positifs à la COVID, mais ils sont plus précisément touchés par le variant Omicron.
Évidemment, ils sont pris en main, testés à leur arrivée, isolés dans des roulottes hivernales près de la frontière où on va leur imposer la quarantaine. Cette procédure vient alourdir le système et impose toute une logistique aux policiers.
En après-midi lundi, lors du passage de TVA Nouvelles à Saint-Bernard-de-Lacolle, notre équipe a pu observer une mobilisation des minibus et des voitures taxis pour récupérer des migrants pour ensuite les conduire vers des hôtels.
Et selon nos informations, seulement aujourd’hui, une douzaine de demandeurs d’asile aux prises avec Omicron nécessitaient un transfert vers des lieux sécurisés et encadrés.
Quand on regarde le portrait global, on apprend que ce sont environ une centaine de migrants qui franchissent chaque jour la frontière via le chemin Roxham. Présentement, près de 1000 d’entre eux sont logés au YMCA de la métropole situé au niveau de la rue Tupper, mais aussi à la Place Dupuis, qui accueillait jusqu’ici des personnes itinérantes.
«Ça fait des années que le problème du chemin Roxham existe, ça fait des années que le parti conservateur demande de fermer la brèche et faire une entente, nous assurer qu’il n’y pas de demande d’asile fait à la frontière terrestre, et il n’y a rien qui bouge», indique Pierre Paul-Hus, député conservateur de la circonscription de Charlesbourg.
«On veut bien ouvrir évidemment les frontières du Québec aux demandeurs d’asile, mais encore faut-il le faire dignement et dans l’ordre par des passages réguliers, et pour ça il faudrait suspendre l’entente pour les tiers pays sud», martèle Joël Arseneau, chef parlementaire du Parti québécois.
Avec les informations de Yves Poirier