Des patients en attente sur des civières pendant des jours

TVA Nouvelles

2021-01-10T22:34:47Z

Les urgences de plusieurs hôpitaux sont débordées et des patients doivent attendre sur des civières pendant au moins 48 heures.  

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Dans la région de Montréal, le Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM), l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont et l’Hôpital Santa Cabrini affichaient tous, en début de soirée, un taux d’occupation supérieur à 130%. 

Du côté de la Capitale-Nationale, l’Hôpital Saint-François d’Assise dépassait légèrement sa capacité maximale alors que l’Enfant-Jésus était tout près de l’atteindre. 

En Montérégie, l’Hôpital du Suroît de Salaberry-de-Valleyfield, le Centre hospitalier Anna-Laberge, à Châteauguay et l’Hôpital Honoré-Mercier étaient les trois établissements où la situation est la plus critique. 

D’ailleurs, devant la situation et afin d’éviter des éclosions de la COVID-19, l’Hôpital du Suroît et le Centre hospitalier Anna-Laberge ont suspendu les visites samedi. 

Près de 500 cas du coronavirus par jour ont été enregistrés dans la dernière semaine, selon le CIUSSS de la Montérégie-Ouest. 

«Depuis la dernière semaine, il y a une très forte transmission communautaire partout en Montérégie, donc l’objectif, en interdisant les visites, c’est de nous assurer de protéger notre clientèle vulnérable à l’intérieur de l’hôpital et d’éviter qu’il y ait des éclosions aussi pour empêcher qu’il y ait une pression supplémentaire sur nos employés», a expliqué Jade St-Jean, porte-parole du CIUSSS de la Montérégie-Ouest.

La présidente de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ), Nancy Bédard, s’est dite inquiète de la situation. 

«On est vraiment à la croisée des chemins dans la capacité de pouvoir continuer à donner des soins, mais les soins les plus essentiels», a affirmé Nancy Bédard. 

Elle a ajouté que le personnel de la santé travaille de façon acharnée pour offrir les soins aux patients. 

«Actuellement, c’est plus que sous pression. Les professionnelles en soins tiennent vraiment à bout de bras le réseau, elles font ce qu’elles peuvent, mais actuellement, la situation est majeure», a soutenu Mme Bédard. 

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