Des politiciens menacent le climat social en politisant la pandémie, croit PSPP

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Photo portrait de Charles Lecavalier

Charles Lecavalier

2021-09-07T14:15:15Z

LA MALBAIE — Les politiciens qui se servent de la pandémie comme «levier politique» menacent le climat social et provoquent le mouvement contre les mesures sanitaires, estime le chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon.

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«Les politiciens qui se servent de ça comme levier politique le font malheureusement aux risques et périls de notre cohésion sociale, et je trouve ça très triste», a dit M. St-Pierre Plamondon à l’entrée du caucus processionnel du PQ, qui se déroule dans la région de Charlevoix.

Le chef péquiste était questionné sur la radicalisation des manifestants contre les mesures sanitaires. La veille, le chef du Parti libéral du Canada, Justin Trudeau, s’est même fait lancer des cailloux lors d’un passage en Ontario.

«Nous, au PQ, on ne ressent pas de pression ou de haine de la population», a répliqué M. St-Pierre Plamondon. «On doit dire par contre que lorsqu’on décide, dans des moments qui ne sont pas évidents pour la population, en termes de quatrième vague qu’on n’attendait pas, qu’on espérait qu’elle n’arrive pas, il faut faire attention lorsqu’on fait de la politique avec la vaccination, lorsqu’on fait de la politique avec la pandémie», a-t-il dit.

Il souligne que le PQ «s’est refusé à faire ça» et que ça a des «conséquences positives dans notre relation avec l’ensemble de la population». Il demande aux élus d’éviter «les clivages non productifs» et a ajouté, sans nommer Justin Trudeau, que «les politiciens ne devraient pas politiser la pandémie».

«Lorsqu’ils le font, c’est mauvais pour le climat social», a-t-il dit.

Le nouveau chef parlementaire du PQ, Joël Arseneau, a renchéri: «Il faut éviter la polarisation à tout prix. Nous, on a un discours rassembleur.» Il souligne que de 10 à 15% de la population hésite encore à se faire vacciner, et il conteste «l’emploi de la force ou de la coercition» comme moyen d’arriver à vacciner plus de gens. «Ça crée une résistance», a ajouté M. Arseneau.

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