Des restaurateurs espèrent pouvoir rouvrir dans l'Est-du-Québec

Katia Laflamme

2021-02-01T22:15:07Z

La situation épidémiologique est sous contrôle dans l'Est-du-Québec, où à peine deux cas se sont ajoutés aux bilans du Bas-Saint-Laurent et de la Côte-Nord, lundi, tandis qu'aucun n'a été signalé en Gaspésie.

La veille, aucun cas n'avait été recensé dans ces trois régions, une première depuis le début de la deuxième vague.

Conséquemment, il ne reste plus que 18 cas actifs dans l’ensemble de l’Est-du-Québec.

Ces données donnent des arguments aux commerçants de la région qui souhaitent un assouplissement des mesures sanitaires après le 8 février.

Notamment, certains restaurateurs du Bas-Saint-Laurent souhaitent pouvoir rouvrir leurs salles à manger. C’est le cas du Groupe Expérience Resto, qui opère les restaurants Bon Voyage et 9 Resto Déjeuner dans la région.

«Nous, c’est sûr qu’on souhaite rouvrir nos salles à manger. On ne demande pas une réouverture complète comme avant la pandémie, mais au moins avec les mesures de protection», a confirmé David Voyer, président de Groupe Expérience resto.

Le premier ministre François Legault pourrait annoncer aux Québécois un allègement de certaines mesures mardi lors d’un point de presse prévu à 17 h.

Selon plusieurs, la mesure du couvre-feu, qui semble efficace au Québec, sera maintenue partout en province, peu importe la situation épidémiologique.

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David Voyer est prêt à rouvrir ses restaurants même si cette mesure est encore en place. «On fermerait un peu plus tôt le soir, mais on serait capable de faire nos déjeuners, diners, après-midi et ratisser un peu plus large», a-t-il fait valoir.

L’homme d’affaires soutient que de rouvrir ses restaurants permettrait aussi de pouvoir faire travailler ses employés.

«C’est vraiment difficile pour nos employés, on a eu quelques départs. Sur onze mois, depuis mars l’an dernier, ont a été fermé cinq mois. Pour le personnel cuisinier, les serveurs, ce n’est pas évident, il y en a qui ont changé de carrière», a souligné David Voyer.

Par contre, d’autres restaurateurs ne sont pas prêts à rouvrir à tout prix. Si le couvre-feu est maintenu, plusieurs d’entre eux ne voient pas comment leur entreprise pourrait être rentable s’ils doivent fermer à 19 h 30.

La copropriétaire du restaurant Chez Germaine, qui a pignon sur rue à Rimouski, ne compte pas rouvrir ses portes si le couvre-feu demeure en place «Notre décision est pratiquement prise, c’est sûr qu’on va demeurer fermé sachant que le couvre-feu ne permet pas aux gens de rester tard le soir», a confié la copropriétaire Frédérique Bélanger.

Selon elle, rouvrir son établissement dans l’incertitude ne serait pas une bonne idée. «Rouvrir un restaurant, c’est des grosses étapes, commander la nourriture, la boisson, remettre tout cela en marche. Tant qu’à faire toutes ces étapes-là pour être dans un contexte d’incertitude, nous, on préfère demeurer fermé pour encore quelques semaines», a-t-elle expliqué.

La copropriétaire de Chez Germaine a confié que l’automne dernier a été particulièrement difficile. Puisqu’elle possède une entreprise en démarrage, elle n’a pas accès à plusieurs programmes d’aide.

«Cet automne, on a roulé à certains moments à perte, car on n’avait pas accès à des subventions et on était vraiment à la merci des éclosions et de l’achalandage», a déploré Mme Bélanger.

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