Des secrets de création du Bye Bye 2025 révélés
Sabin Desmeules
Une grande équipe d’auteurs s’est affairée et travaille jusqu’à la dernière minute sur le très attendu 50e Bye Bye de Radio-Canada. Et ce sont Suzie Bouchard (Gâtées pourries) et Julien Corriveau (Entre deux draps) qui dirigent l’écriture de cette revue de fin d’année en agissant comme script-éditeurs. Comment vivent-ils ce grand défi?
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Suzie et Julien, puisqu'il s’agit de la 50e édition, est-ce que ça vient avec une charge plus grande et des commandes supplémentaires?
Julien Corriveau: Je dirais que oui. C’est un moment un peu charnière, mais nous, on essaie de l’aborder de la façon la plus drôle possible. On va mentionner que c’est le 50e Bye Bye, mais on va se concentrer sur l’actualité. Notre travail, au jour le jour, ça demeure d’écrire les meilleurs sketchs possibles et de bien suivre l’actualité.
Est-ce que vous ferez tout de même place à la nostalgie?
Suzie Bouchard: On ne veut rien révéler, pour garder la surprise. C’est sûr que l’intention, c’est de dire «bye bye» à l’année 2025. Après, est-ce qu’il y aura des surprises, des clins d’œil aux Bye Bye du passé? Ça reste une tradition qu’on veut célébrer. Mais on essaie de ne pas trop mettre de pression sur l’anniversaire, pour ne pas s’éloigner de l’action première: s’occuper de 2025.
On s’attend à revoir des gens qui ont marqué les Bye Bye, comme Dominique Michel...
S.B.: C'est sûr qu'on ne dira pas qui va être au Bye Bye, parce que ça fait partie des surprises qu'on aime réserver aux gens.
Ce sont Anne Dorval, Antoine Bertrand, Stéphane Rousseau, Pierre-Yves Roy-Desmarais, Katherine Levac, Virginie Fortin, Patrick Emmanuel Abellard et Sinem Kara qui vont donner vie aux sketchs. Il s’agit de la «plus grande distribution à ce jour» pour le Bye Bye. Est-ce une difficulté ou un plus?
J.C.: Pour nous, c'est un plus. Le but, c'est d'avoir de la diversité, et aussi qu'on retrouve le plus possible nos comédiens à l’écran. Plus on en a, plus on est contents: ça nous donne un bel éventail de jeu! Jusqu'à maintenant, les tournages se passent bien, et c'est le fun de voir notre équipe en action dans les sketchs de groupes.
Lorsqu'on écrit un Bye Bye, à quel moment démarre le rush et quand est-ce que ça s’arrête?
S.B.: On a une grosse équipe d'auteurs, on est une dizaine en tout. Cette année, on a commencé un peu plus tôt, on a même un peu tourné pendant l'été. Ç’a donc permis d'alléger un peu le rush. Mais le rush qu’on vit en ce moment, il est inévitable, parce que quand on commence les tournages, l’actualité n’arrête pas, et on veut toujours s’ajuster pour être le plus à jour possible. Cela dit, on a quand même bien réparti le travail. On a commencé à écrire au mois de juin et ça n’arrête que quelques jours avant le 31 décembre. Il y a des gens dans l’équipe qui passent un Noël occupé!
Est-ce que vous mesurez les parts dédiées à la politique, à l'actualité, aux sports, à la culture?
J.C.: Ç’a quand même été une année très politique sur le plan de l'actualité. Mais, pour nous, le but, c’est quand même d’être équilibrés. On ne veut pas un Bye Bye qui soit seulement politique.
S.B.: Et je pense que l’exercice le plus difficile est de choisir quels sketchs on intègre, au final... Parce que, oui, on veut parler des sujets qui ont effectivement marqué l’année pour le plus grand nombre de personnes, mais on veut aussi prioriser ce qui est le plus drôle! Le but, c’est de faire rire et de rassembler.
À partir du moment où vous connaissiez la distribution, avez-vous eu tendance à attribuer des rôles aux comédiens en écrivant les sketchs?
J.C.: Il y a plein de questions de disponibilité et d'horaire qui font en sorte que ce n’est pas nécessairement nous qui allons décider qui joue quoi dans quel sketch. Des fois, on va donner des propositions à l'équipe. Après ça, quand les membres de la production s'y mettent, ce sont eux qui vont décider qui joue quoi, en collaboration, évidemment, avec ce que les comédiens veulent jouer. Donc, c'est sûr que c'est quand même un petit casse-tête quand on a un casting de personnes assez connues, et donc assez occupées.
Est-ce plus difficile d’écrire un Bye Bye rassembleur en cette époque où les gens sont très polarisés sur les réseaux sociaux?
S.B.: Je ne sais pas si c'est le fait que les gens sont polarisés qui représente la plus grande difficulté. Je pense plutôt que c’est qu’avec les années, on a de moins en moins de références communes.
On a rendez-vous le 31 décembre, à 23 h, pour ce 50e Bye Bye à Radio-Canada. La revue de fin d’année sera rediffusée le lendemain soir.