Tragédie de l'Halloween à Québec: des services psychosociaux fort appréciés


Catherine Bouchard
Près d’une cinquantaine de personnes ont eu recours aux services psychosociaux offerts depuis lundi dernier aux citoyens affectés par les événements tragiques survenus le soir de l’Halloween, dans le Vieux-Québec.
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Depuis lundi, du soutien est offert dans un autobus au coin des rues Hébert et des Remparts. Environ la moitié des personnes qui ont utilisé le service étaient des hommes, un fait étonnant, selon Marie-Bhavani Olivier, adjointe aux services psychosociaux généraux au CIUSSS de la Capitale-Nationale.
«On a rejoint une clientèle masculine qui consulte peu habituellement, au niveau des services réguliers, fait-elle valoir. Ce que l’on entend souvent, normalement, c’est que, dès qu’ils ont un besoin, ils ont aussi besoin de tout de suite rencontrer quelqu’un. C’est parfois difficile, pour eux, de prendre rendez-vous pour aller consulter.»

Selon Mme Olivier, les hommes éprouvaient davantage de stress pour leur famille.
«Ils venaient nous parler de leurs proches et des inquiétudes qu’ils avaient pour eux», explique-t-elle.

Dès la première journée de service, 25 personnes se sont présentées, rue des Remparts, pour obtenir du soutien. Les gens qui ont eu recours au service pendant cette première journée et le reste de la semaine étaient de tous âges et provenaient généralement du quartier.
Mme Olivier a remarqué une grande solidarité entre les gens du secteur.

«La communauté est tissée très serré, on sent que les gens se soutiennent beaucoup. Ils ont verbalisé plusieurs émotions. C’est un contexte très difficile», a-t-elle observé.
L’autobus restera en place jusqu’à dimanche prochain et le service de soutien y sera offert de 13h à 20h. Le CIUSSS de la Capitale-Nationale évalue la possibilité de déployer par la suite le véhicule sur un autre site.

Cette fin de semaine, les citoyens du secteur et les visiteurs pourront constater, en ville, la présence de sentinelles qui seront disponibles pour aider les gens qui en éprouveraient le besoin.
«On va déployer des dyades d’intervention durant la fin de semaine, une douzaine d’intervenants qui iront à la rencontre des gens et faire aussi du repérage de personnes qui pourraient être en vulnérabilité et qui auraient besoin de services», signale Mme Olivier.