Des influenceurs canadiens causent une fête illégale

TVA Nouvelles

2020-09-12T14:21:52Z

Des étudiants de l’Université de l’État de l’Illinois pourraient faire face à de graves conséquences après avoir participé à un rassemblement auquel s’est rendu un populaire groupe d’influenceurs canadiens, bafouant toutes les consignes sanitaires.

La fête s’est amorcée dans un complexe d’appartements près du campus. Après avoir reçu un appel, les policiers sont parvenus à mettre fin au rassemblement, mais seulement de façon temporaire. Les étudiants se sont déplacés à deux autres endroits par la suite avant de finalement être dispersés pour de bon.

La masse d’étudiants s’est réunie à l’invitation d’un groupe de YouTubeurs et d'influenceurs canadiens, les NELK Boys.

De courtes vidéos publiées sur Instagram par le compte des NELK Boys et l’un de ses membres, Kyle Forgeard, montrent une importante foule de jeunes massés les uns contre les autres et sans masque, malgré les mesures strictes prises par la ville de Normal, en Illinois.

Les NELK Boys n’en sont pas à leurs premières frasques en temps de pandémie, eux qui ont déjà fait face à des critiques pour leur non-respect des mesures sanitaires dans leurs vidéos. Leur chaîne YouTube, dans laquelle les membres organisent des coups humoristiques, compte plus de 5,7 millions d’abonnés.

Lorsque les policiers sont parvenus à disperser les étudiants, ces derniers n’ont reçu aucune contravention, mais des conséquences pourraient être appliquées prochainement.

«C’est avec beaucoup de déplaisir que j’exprime ma déception envers ceux qui se sont rassemblés. La majorité de nos étudiants respectent les consignes, mais malheureusement, quelques-uns ne l’ont pas fait. Nous avons un code étudiant qui s’appliquera», a indiqué le président de l’université, Larry Dietz, lors d’une conférence de presse.

Des sanctions supplémentaires pourraient aussi être appliquées par les policiers, a-t-il ajouté.

La ville de Normal interdit les rassemblements de plus de dix personnes près du campus dans le but de réduire la propagation de la COVID-19, qui a augmenté depuis le début des cours. Les récalcitrants s’exposent à des amendes de 750$.

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