Deux Québécoises sur le podium aux Jeux olympiques de Tokyo

Megan Foy
Deux Québécoises ont déjà réussi à monter sur le podium aux Jeux olympiques de Tokyo : les plongeuses Jennifer Abel et Mélissa Citrini-Beaulieu.
• À lire aussi: Ces 5 Québécois pourraient gagner l'or aux JO : voici quand les regarder
• À lire aussi: [EN IMAGES] Retour sur la cérémonie d'ouverture des JO
Ces athlètes ont brillé en remportant l’argent dans l’épreuve du plongeon de 3 mètres synchronisé. Celle-ci est constituée de 5 rondes, lors desquelles tous les duos d’athlètes doivent effectuer en même temps des plongeons de cinq catégories différentes.
Des notes sur leur performance individuelle sont additionnées à celle liée à la synchronisation des deux sauts. Il s’agit d’une discipline qui demande de la constance et du sang-froid!

«Savoir faire un plongeon puis revenir à un état neutre cinq fois, c’est ce qui est aussi difficile, en plongeon», a souligné Mélissa Citrini-Beaulieu en entrevue à QUB radio, au lendemain de sa compétition au Japon.

«Physiquement, tu dois être stable, tu dois être élégant, avoir une bonne orientation spatiale, être flexible...» énumère la plongeuse de 26 ans née à Saint-Constant.
Confiantes d’accéder au podium
Après deux premiers plongeons plus difficiles, les plongeuses québécoises ont su rester calmes et confiantes quant à leur accès au podium. «On sait que nos deux premiers plongeons ne sont pas nécessairement nos meilleurs et qu’on va chercher nos points dans les trois derniers quand les coefficients de difficulté augmentent», a expliqué au Journal Jennifer Abel, 29 ans, native de Montréal.

Les deux femmes ont ainsi atteint la deuxième marche du podium avec 300,78 points, derrière les Chinoises (326,40) et devant les Allemandes (284,97).
Comme le mentionnait dimanche un article du Journal, le scénario rappelle les Jeux de Rio 2016. Le duo composé de Jennifer Abel et de Pamela Ware avait manqué de peu le podium en raison de deux premiers plongeons plutôt hésitants, ce qui a inquiété à Tokyo le directeur de la haute performance à Plongeon Canada, Mitch Geller.
• À lire aussi: Un gif qui exprime bien ce que ça fait de gagner l'or aux JO
«J’ai commencé le plongeon à l’âge de 4 ans, j’ai toujours été une passionnée. Me voici 21 ans plus tard, aux Jeux olympiques, médaillée. C’est comme un rêve devenu réalité», a confié Citrini-Beaulieu, toujours en entrevue à QUB radio. Même si on lui a proposé de faire de la natation en bas âge, comme son frère, la jeune femme était décidée à faire du plongeon car elle adorait sauter dans la piscine familiale. Sa médaille olympique est sa première en carrière.
De son côté, Jennifer Abel décroche ainsi sa deuxième médaille olympique, elle qui avait gagné le bronze lors des Jeux de 2012 à Londres avec Émilie Heymans dans la même épreuve.
• À lire aussi: Les athlètes olympiques testent les fameux lits en carton pour leur abonnés... Et c’est très divertissant!
Le sport de niveau élite : une question d’équilibre
Selon Mitch Geller, bien que la Chine soit presque incontestable en plongeon, le Canada n’a rien à envier à leur système de recrutement : «Dès que [les athlètes] sont identifiées parmi l’élite en bas âge dans un très grand bassin de candidates, les plongeuses dédient leur vie à leur sport d’une façon dont on ne pourra jamais s’approcher au Canada. Je leur lève mon chapeau, mais je ne voudrais pas faire comme la Chine. J’aime notre équilibre», a-t-il confié au Journal.
Eric Myles, chef du Sport du Comité olympique canadien, abonde également en ce sens: «Pour qu’un athlète performe aujourd’hui, ça prend un équilibre. [Équipe Canada] s’est énormément améliorée au courant des dernières années au plan humain.»
Les plongeurs québécois Nathan Zsombor-Murray et Vincnt Riendeau ont pour leur part terminé en 5e position dans la même épreuve, lundi vers 15h (heure de Tokyo).
