Dominique Ducharme paraphe une prolongation de contrat de trois ans avec le CH

Photo Martin Chevalier
Photo portrait de Jean-François Chaumont

Jean-François Chaumont

2021-07-13T16:37:43Z
2021-07-13T18:16:10Z

À l’image de Rick Bowness l’an dernier avec les Stars de Dallas, Dominique Ducharme a conduit son équipe à la finale de la Coupe Stanley dans un rôle d’entraîneur-chef sur une base intérimaire. 

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Bowness, 66 ans, avait reçu la bénédiction de son directeur général, Jim Nill, un mois après le revers des Stars en six matchs contre le Lightning de Tampa Bay en obtenant une prolongation de contrat de deux ans. Dallas avait également retiré l’étiquette d’intérim. 

Ducharme n’aura pas eu à patienter aussi longtemps que Bowness. Six jours après la défaite en cinq rencontres face au Lightning, il a écrit son nom au bas d’un pacte de trois ans. 

Selon le collègue Pierre LeBrun, de TSN et du site The Athletic, Ducharme gagnera 1,7 million $ pour les trois prochaines saisons. Il est loin des 5 millions $ de Claude Julien, mais il s’agit d’une entente très juste pour un entraîneur qui en est à sa première année dans la LNH. 

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Pas de doute

Marc Bergevin l’avait dit lors du bilan de l’équipe, vendredi. Ducharme était son homme de confiance. Et il l’était même avant le long parcours du CH en séries. 

« La journée que j’ai fait le changement avec Dom, mon intention était de le garder ici à Montréal à long terme, avait mentionné le directeur général. C’était important de lui offrir ce tag [étiquette]. Il y a des gens et des personnes dans les médias qui ont suggéré que Dominique avait mérité un changement de titre en conduisant l’équipe en finale. Il a fait un excellent boulot. Mais à l’interne, on croyait déjà en Dominique Ducharme bien avant la finale. »

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Ducharme a corroboré les dires de son DG quelques minutes après l’annonce de sa prolongation de contrat, mardi. 

« Il n’y a pas un moment précis où j’ai compris que le poste me revenait, a dit l’homme de 48 ans. C’est difficile à dire. Quand Marc m’a donné cette chance, je n’avais pas l’intention d’être là juste pour quelques mois seulement. Plus les séries avançaient, plus [il y avait] des questionnements qu’on retrouvait plus à l’extérieur [du club]. De mon côté, je n’avais pas l’intention d’être juste de passage. »

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Sur le plan historique, il est devenu officiellement le 31e entraîneur-chef de l’équipe. Pour les amoureux des chiffres, c’est aussi le numéro de Carey Price. Ceux qui lisent dans les feuilles de thé y trouveront probablement une symbolique pour la prochaine campagne. 

Photo AFP
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Une date significative

Le 24 février, Ducharme a pris la relève de Julien derrière le banc du Tricolore. Il obtenait ainsi sa première chance dans la LNH après deux saisons et demie dans un rôle d’adjoint. L’ancien entraîneur des Mooseheads de Halifax et des Voltigeurs de Drummondville, dans la LHJMQ, se souviendra également de la date du 13 juillet, celle où on a retiré son étiquette d’intérim. 

Pour lui, cette date est également très importante. Quand il a paraphé son contrat, il a pensé à plusieurs personnes qui l’ont aidé dans son long chemin vers la LNH. 

« Tu retournes toujours à la base en partant par la famille, a-t-il précisé. Mais il y a aussi un fait inusité avec la date du 13 juillet pour notre famille. C’est une date importante pour nous. C’est la date d’anniversaire de mariage de mes parents [Jacques et Lucille]. Et il y a cinq ans, jour pour jour, on enterrait mon père. Aujourd’hui, on poursuit dans la tradition du 13 juillet. C’était un peu une destinée que ça arrive lors de cette date. On aurait pu régler ce contrat le 12 juillet ou le 14 juillet, mais ça devait se terminer le 13. »

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« Je pense à ma famille, à mes enfants, à ma conjointe, a-t-il poursuivi. Mais aussi aux personnes que j’ai côtoyées pendant mon parcours. Que ce soit à l’Université de Trois-Rivières avec Jacques Laporte ou à Joliette avec Stéphane Desroches, Sylvain Ste-Marie et Sylvain Fréchette. Il y a aussi les gens avec le Junior de Montréal, les Mooseheads de Halifax, les Voltigeurs de Drummondville et avec hockey Canada. » 

Une fausse impression

Un entraîneur connaît sa date d’embauche, mais jamais la date de son congédiement. C’est un vieux principe du sport. Sur papier, Ducharme se lance pour une aventure de trois autres saisons avec le CH. Dans le poste de DG, Bergevin entamera la dernière année de son contrat et il a laissé planer un doute sur son avenir à l’aube de sa 10e campagne à Montréal. 

Ducharme a apporté quelques bémols sur les récents propos de son complice. 

« Des fois, on s’assoit ici [salle de conférence à Brossard] et on se retrouve devant une salle vide avec une caméra. Il y a juste Paul [Wilson, responsable des communications]. Des fois, ça donne une fausse impression. Moi la personne que je vois tous les jours, c’est une personne énergétique qui cherche à améliorer le Canadien. Ce que Marc fera dans le futur, ce sera ses affaires à lui. Il n’y a aucun changement avec sa passion et son désir de gagner. Ce qui arrivera plus tard, je ne le sais pas. Ça reste entre les mains de Marc et de la haute direction. »

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