Dur de respecter les consignes près des écoles
Le Journal a constaté que plusieurs élèves du secondaire faisaient rager des commerçants environnants
Erika Aubin, Roxane Trudel, Jonathan Tremblay et Catherine Bouchard
Accolades, chamailles, attroupements et masques sous le menton... Des élèves du secondaire avouent ne pas respecter les mesures sanitaires et se rassemblent dès qu’ils mettent les pieds en dehors de l’école.
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« Quand on sort de l’école, ou les fins de semaine, on ne respecte pas tellement les mesures. On voit nos amis et ça annule tout ce qu’on fait [en classe] », confie Léonie, élève à l’école secondaire De Mortagne, à Boucherville, sur la Rive-Sud de Montréal.
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Dès le son de la cloche du dîner, elle et sept de ses amis provenant de six bulles-classes différentes se sont rassemblés à l’extérieur, en faisant fi de toute distanciation physique.
Une situation qui est loin d’être rare, comme a pu le constater Le Journal en se promenant hier aux abords d’une dizaine d’écoles secondaires dans les régions de Montréal et de Québec.

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Accolades, tiraillage, poignées de main ; si les élèves qui sortaient par dizaine de l’école secondaire Monseigneur-Richard, dans le quartier montréalais de Verdun, n’avaient pas eu un masque entre les mains ou sur le menton, on aurait pu oublier la pandémie.
Dans une même bulle-classe, il n’est pas nécessaire de respecter les deux mètres de distance, a justifié un groupe d’élèves rassemblés près de la caisse d’un Maxi, à proximité.
« On respecte les deux mètres ! » leur a rappelé plusieurs fois un employé pendant que les jeunes attendaient de payer en attroupement.

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Commerçants découragés
Aux alentours des établissements scolaires, les commerçants sont aux premières loges des rassemblements et des comportements récalcitrants.
Un employé d’un McDonald’s situé près de l’école secondaire l’Odyssée-des-Jeunes, à Laval, jouait à la police hier auprès d’élèves qui attendaient en tapon de commander leur hamburger.
« Je suis ici tous les midis et ils ne respectent rien du tout. Ce n’est pas évident à gérer. Ils ne mettent pas du leur. La distanciation, c’est zéro et une barre », commente Sébastien Breton.

Pascal Léporé, propriétaire de La Belle Province situé face à l’école secondaire Jacques-Rousseau, à Longueuil, doit intervenir quotidiennement auprès des jeunes non masqués qui s’attroupent devant son restaurant et de ceux qui ne respectent pas les deux mètres dans la file pour commander.
Un peu d’inquiétude

Malgré cela, plusieurs jeunes se disent inquiets de continuer à côtoyer leurs camarades chaque jour et craignent de ramener le virus à la maison.
« Je respecte les règles, mais nous sommes toujours ensemble, dit Samy, de l’école secondaire De Rochebelle, à Québec. S’il y a des inconnus, on respecte alors le deux mètres. »