COVID-19: éclosion à la prison de Trois-Rivières
Cassandre Forcier-Martin
La COVID-19 est maintenant entre les murs du centre de détention de Trois-Rivières: le ministère de la Sécurité publique a confirmé qu'un détenu et un agent correctionnel ont contracté le virus.
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«Un détenu et un agent correctionnel ont reçu un test positif à la COVID-19. Nous avons retracé les possibles contacts de l'agent en question. D'autres employés ont été retirés par mesure préventive et nous attendons le résultat des tests», a expliqué le président national du Syndicat des agents de la paix en services correctionnels (SAPSCQ-CSN), Mathieu Lavoie.
La Santé publique de la Mauricie–Centre-du-Québec, quant à elle, ne donne pas le nombre exact de personnes infectées et indique qu'il ne s'agit pas d'une éclosion puisque les deux cas ne seraient pas reliés. Cependant, les sources de TVA Nouvelles ont indiqué le contraire.
«Le détenu était à l'hôpital de Trois-Rivières pour recevoir des soins pendant quelques jours. À son arrivée, il avait reçu un résultat négatif puis, avant de quitter l'hôpital, il a reçu un test positif. Puis, lorsque les détenus reçoivent des soins à l'hôpital, des agents sont sur place pour effectuer une surveillance constante. L'agent correctionnel qui a été infecté au coronavirus fait partie de ceux qui faisaient du gardiennage à l'hôpital. Ce n'est pas moi qui fais l'enquête épidémiologique, mais il semble y avoir une cause à effet», a souligné M. Lavoie.
Depuis septembre, les cas se sont multipliés dans différents établissements de détention de la province. Des détenus sont infectés à Sorel-Tracy, à Saint-Jérôme et à Trois-Rivières. Puis, du personnel a été déclaré positif à Trois-Rivières, mais aussi à Québec.
Lors de la première vague, des sources de TVA Nouvelles ont affirmé que l'inquiétude augmentait.
Il y a eu deux suicides en peu de temps, et pour l'instant, il est impossible de dire s'ils sont directement liés à l’isolement préventif lié à la COVID-19, mais les employés avouent que les mesures imposées aux détenus risquant d'être contaminés étaient particulièrement restrictives.
Ceux-ci devaient rester en isolement pendant 14 jours dans leur cellule sans droit de sortie ni service. Depuis, il y a eu un assouplissement: malgré les risques de contamination, les nouveaux détenus restent en isolement, mais ils ont droit à deux douches par semaine et à une sortie quotidienne dans la cour extérieure.
L'enquête épidémiologique du CIUSSS de la Mauricie–Centre-du-Québec se poursuit. Le bilan pourrait augmenter puisque les autorités attendent d'autres résultats.