Le vaccin de Moderna efficace contre les deux nouveaux variants du coronavirus

Gabrielle Morin-Lefebvre
Le vaccin contre la COVID-19 fabriqué par Moderna reste efficace contre les variants britannique et sud-africain, selon les conclusions d’une étude annoncées ce lundi.
Lors des essais menés en collaboration avec les Instituts américains de la santé (NIH), il n’y a pas eu «d’impacts significatifs» sur les niveaux d’anticorps contre le variant britannique.
Bien qu'une réduction «par six» des niveaux d’anticorps contre le variant sud-africain a été observée, Moderna estime que ces niveaux sont «au-dessus de ce qui est attendu» pour procurer une protection contre les virus.
Ces résultats proviennent de prélèvements sanguins effectués sur huit personnes et sur des primates ayant reçu les deux doses du vaccin.

«Nous sommes encouragés par ces nouvelles données qui renforcent notre confiance dans le fait que le vaccin de Moderna contre la COVID-19 devrait protéger contre ces nouveaux variants détectés», a déclaré le directeur de Moderna, Stéphane Bancel, par voie de communiqué.
Les conclusions des essais seront transmises à la communauté scientifique, a-t-on ajouté.
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Des «précautions» supplémentaires
Moderna a annoncé la tenue d’autres études pour accroître la protection de son vaccin contre les variants. Un candidat-vaccin est d’ailleurs à l’essai afin de voir s’il augmentera les niveaux d'anticorps contre le variant sud-africain et d’autres mutations éventuelles.
Un test sur l’impact d’une troisième dose du vaccin déjà existant est également prévu.
Ce qu'il en est de Pfizer-BioNTech
Le 8 janvier, les équipes de Pfizer-BioNTech ont annoncé que leur vaccin semblait «efficace» contre une «mutation clé» commune aux deux variants du SARS-CoV-2. L'étude ne portait toutefois pas sur l’ensemble des mutations présentes dans les nouveaux variants, limitant ainsi les résultats des travaux et ne pouvant garantir la même efficacité contre les variants que contre le virus classique.
Les deux variants repérés en octobre et au début janvier sont maintenant répertoriés dans plusieurs pays du monde. Cette expansion inquiète la communauté internationale, puisque le degré de transmissibilité plus grand des mutations peut faire grimper les hospitalisations.
- Avec l'Agence France Presse