Élections fédérales: la question de l’urne à mi-chemin entre Donald Trump et l’inflation?
Agence QMI
La question de l’urne des élections fédérales sera celle de la guerre commerciale, mais l’inflation pourrait prendre de plus en plus de place en fonction de son évolution pendant la campagne électorale.
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Le président américain Donald Trump prend beaucoup d’espace dans l’univers médiatique du pays depuis qu’il a imposé divers tarifs douaniers au Canada, dont plusieurs devraient entrer en vigueur le 2 avril.
«C’est ce qu’on appelle la question de l’urne, explique l’ancien chef du NPD, Thomas Mulcair. Qui entre Poilievre et Mark Carney est le mieux placé pour traiter avec Donald Trump? Vendredi, M. Carney était à Edmonton pour une annonce avec une conférence de presse. Il faut compter le nombre de fois qu’il a utilisé le mot crise.»
Un récent sondage de la firme Léger semble donner raison à M. Mulcair en démontrant que pour 28% des Canadiens, la principale préoccupation en vue des élections est celle de la guerre commerciale, tandis que pour 21% des répondants, il s’agit de l’inflation.
Cependant, selon le sondeur Jean-Marc Léger, ces chiffres pourraient être portés à changer au cours des prochaines semaines étant donné que les prix pourraient augmenter au fil de la campagne.
La date du 2 avril avancée par Donald Trump pour l’imposition de tarifs douaniers réciproques pourrait jouer un rôle très important au cours de l’élection.
«L’un est lié à l’autre, dit-il. À partir du moment où il y aura des tarifs, l’inflation va devenir l’enjeu. Oui, au début, c’est qui peut défendre le Canada, mais plus on va avancer, plus l’inflation va prendre de la place.»
«On sait que l’inflation en février a grimpé de 2 à 2,6% et ça va continuer d’augmenter avec les tarifs, ajoute-t-il. 81% des Canadiens disent que oui, ils le sentent cette inflation-là. Les gens le voient à l’épicerie et partout.»
Cet enjeu est d’autant plus important du fait qu’un Canadien sur deux vit de paie en paie et que 40% des Canadiens disent craindre de perdre leur emploi, toujours selon le sondage de la firme Léger.
«On dit souvent qu’une campagne, ça commence dans les chiffres et qu’elle finit dans l’émotion, affirme Jean-Marc Léger. Cette campagne-là sera l’inverse. Elle commence dans l’émotion avec Donald Trump et elle va se terminer dans les chiffres avec l’inflation qui va prendre toute la place à mesure qu’elle va grimper.»
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