Elon Musk nommé ministre: «C’est un coup de maître» de Donald Trump, avance un expert des médias

Photo portrait de Samuel Roberge

Samuel Roberge

2024-11-13T04:18:28Z

Même si Donald Trump avait prévenu qu’il impliquerait Elon Musk dans l’administration à Washington s’il était élu, la nomination du propriétaire de X comme ministre vient maintenant brouiller les cartes sur l’impartialité de ses futures décisions dans la gestion de l’État, soulève un spécialiste des médias. 

«On récompense un loyaliste qui a quand même injecté 132 millions de dollars américains dans la campagne de M. Trump au cours des deux, trois derniers mois», fait remarquer Patrick White, professeur à l’École des médias de l’UQAM.

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M. White a d’ailleurs posé la question, lors de son entrevue au bulletin Le 20h30 sur les ondes de LCN, à savoir que fera l’homme le plus riche au monde avec ses 600 millions d’usagers sur X?

«Est-ce qu'on doit mettre ses actifs dans une fiducie comme on le ferait au Canada ou au Québec?» demande-t-il. «Ça va être quand même compliqué.»

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Néanmoins, le professeur à l’UQAM reconnait que la nomination du «plus grand donateur» de la campagne républicaine est «un coup de maître» de Donald Trump qui plaira certainement à son électorat.

«Musk va devoir réformer l'administration américaine, donc l'efficacité du gouvernement américain, ce qui veut dire des licenciements, explique-t-il. On parle déjà de déménager l'agence environnementale américaine de Washington. On parle déjà d'abolir le ministère de l'Éducation nationale, donc des décisions très, très difficiles à venir pour la gestion du gouvernement fédéral.»

Évidemment, ces coupes au gouvernement vont satisfaire les républicains qui désirent une moins grande présence de l’État, mais au risque de perdre des services qui sont chers pour d’autres Américains, constate M. White.

«On va couper de façon aléatoire, c'est ça qui est frustrant. Quand on parle de couper l'éducation nationale, par exemple, on va couper à gauche, à droite, dans l'environnement, dans plein de mesures gouvernementales fédérales», mentionne-t-il.

Mais la nomination de toutes ces têtes fortes à Washington pourrait aussi apporter certains défis.

«Ça va être, je dirais, des égos très durs à gérer, poursuit l’invité. Il va y avoir une collision inévitablement.»

Voyez l'entrevue intégrale de Patrick White dans la vidéo ci-dessus.

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