EN IMAGES | Des assaillants du Capitole libérés jubilent en attendant leurs «confrères»

AFP

2025-01-21T19:58:07Z

Kevin Loftus porte encore le jogging et le t-shirt fournis par la prison de Philadelphie qu'il a quittée dans la nuit, gracié par Donald Trump comme tant d'autres assaillants du Capitole. Il est venu mardi devant la geôle de Washington «pour faire sortir tout le monde».

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Près d'un groupe de partisans du républicain portant casquettes et drapeaux dans le froid de la capitale américaine, il raconte à l'AFP l'attente de l'annonce du président républicain fraîchement élu, lundi soir dans sa cellule munie d'une télévision sans le son.

«Il était sept heures du soir, il a signé» les décrets, mais, sans entendre, «nous ne savions rien» de ce qu'il avait effectivement décidé. «Et à 11 heures du soir, (les gardiens) sont venus, ont toqué à ma cellule et m'ont dit "vous allez sortir, préparez vos affaires", et j'étais, "woohoo", si heureux.»

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Quelques heures après avoir pris ses fonctions, Donald Trump a signé un ordre présidentiel graciant plus de 1500 participants à l'attaque du Capitole. Ce 6 janvier 2021, des centaines de ses partisans chauffés à blanc par ses accusations sans fondement de fraude électorale avaient pris d'assaut le Capitole pour tenter d'empêcher la certification de la victoire de son adversaire Joe Biden.

La mesure, décriée par les démocrates, a permis de libérer sans attendre quelques condamnés du 6 janvier, mais d'autres patientent encore pour des raisons de procédure.

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Kevin Loftus est sorti de la prison de Philadelphie, dans le nord-est des États-Unis, à deux heures du matin en compagnie d'un autre détenu de l'assaut du Capitole, William Sarsfield III. L'épouse de ce dernier avait conduit plus de 20 heures depuis le Texas pour venir les chercher et ils se sont rendus directement à Washington.

«On vous adore !»

Condamné à une peine de sursis avec mise à l'épreuve pour sa présence dans le Capitole le 6 janvier 2021, Kevin Loftus a été arrêté fin 2024. «J'étais en dehors de ma zone» de séjour autorisée, raconte-t-il, candide, à l'AFP. Ce qui l'a envoyé derrière les barreaux.

D'après des documents judiciaires, le quinquagénaire, ancien militaire, avait tenté de se rendre en Russie pour combattre contre l'Ukraine. Il a été arrêté après avoir échoué à prendre un avion pour la Turquie.

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À son côté en ce mardi glacial, William Sarsfield III — reconnu coupable de troubles à l'ordre public — retient de ses semaines de prison «l'ambiance entre camarades» du 6 janvier. Il se dit «béni d'avoir pu mettre derrière lui le jour sans fin» de la détention.

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Devant la prison, autour d'une vingtaine de leurs soutiens et de nombreux journalistes, il a dans la main «des vestes, gants et bonnets pour les prisonniers qui vont sortir.»

À un moment, deux hommes sortent effectivement de l'établissement pénitentiaire et les admirateurs des détenus du 6 janvier courent vers eux, aux cris de «Liberté!» ou «On vous adore!».

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Las, les deux s'engouffrent en silence dans une voiture: ils n'ont rien à voir avec l'assaut du Capitole, glisse l'un des policiers déployés à l'entrée de la prison.

Parmi ceux qui ont recouvré immédiatement leur liberté figure Stewart Rhodes, fondateur de la milice d'extrême droite Oath Keepers et condamné pour sédition à l'une des peines les plus lourdes prononcées contre les assaillants du Capitole, soit 18 ans derrière les barreaux. Une sentence commuée lundi par Donald Trump.

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