Alerte COVID: encore peu utilisée deux mois plus tard

Agence QMI
L’application Alerte COVID, que le Québec a finalement décidé d’adopter, n’est pas tellement populaire dans les provinces où la plateforme est déjà disponible, alors que seulement 8% des Canadiens qui possèdent un téléphone intelligent l’ont téléchargée.
C’est ce que révèlent des chiffres obtenus par Global News vendredi, deux mois après la mise en ligne d’Alerte COVID en Ontario.
Or, pour qu'un tel système soit efficace, il faut que 15% des détenteurs de téléphone intelligent l’utilisent, a estimé une étude de Google et de l’université d'Oxford.
Pire encore: à peine 4% des personnes déclarées positives au coronavirus entre la fin juillet et la fin septembre en Ontario ont partagé leur état de santé sur l’application, selon des données fournies par le gouvernement provincial.
Malgré tout, la plupart des provinces ont autorisé son déploiement sur leur territoire dernièrement. C’est le cas du Québec, où elle devrait être fonctionnelle dans les prochains jours, le gouvernement Legault ayant finalement changé d’avis cette semaine sur la pertinence de cette application dans la foulée de la deuxième vague de cas.
Les Québécois pouvaient déjà l’installer sur leur téléphone, mais si jamais quelqu’un recevait un résultat positif à la suite d’un test de dépistage, il ne pouvait pas le signaler et dire où il était allé dans les derniers jours.
Bientôt, ceux qui ont téléchargé l'application recevront une notification lorsqu’ils auront été en contact avec un utilisateur qui a indiqué avoir été déclaré positif.
L’identité de la personne positive reste toutefois secrète en tout temps.
Fonctionnant avec le système Bluetooth et non avec le GPS, Alerte COVID a été maintes fois saluée par des experts en matière de respect de la vie privée.
Toujours selon l’étude de Google et de l’université d’Oxford, si 15% des propriétaires de téléphone intelligent utilisaient une telle application, le taux d’infection pourrait se trouver réduit de 8%, et le nombre de décès de 6%.