Entraîneur-chef des Coyotes: André Tourigny comme dans un rêve

Agence QMI

2021-07-01T16:28:20Z
2021-07-01T21:05:10Z

Les Coyotes de l’Arizona ont officialisé jeudi l’embauche d’André Tourigny à titre d’entraîneur-chef, le 19e de l’histoire de la concession autrefois située à Winnipeg.

Le Québécois a négocié durant plusieurs semaines avec l’organisation de Glendale. Il a finalement été présenté aux médias en après-midi, recevant le fameux chandail au logo «Kachina» frappé de son nom.

«Ce fut un long processus, c’est un rêve qui s’accomplit, a avoué Tourigny, d’entrée de jeu. J’ai hâte d’entrer en relation avec les joueurs, de créer des partenariats. Ce sera sûrement le plus long été de ma vie, d’attendre que ça recommence en septembre.»

Le poste en Arizona était convoité par plusieurs, mais le directeur général Bill Armstrong a arrêté son choix sur Tourigny après avoir parlé aux gens qui ont fait partie de son entourage lors des deux dernières décennies.

Bien qu’il soit grandement impressionné par le palmarès de son nouveau partenaire, qui inclut plusieurs titres d’entraîneur de l’année et quatre médailles d’or avec le Canada, Armstrong a eu «le coup de foudre» il y a bien longtemps.

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«Il y a 17 ans, j’étais dans un bar à Rouyn-Noranda. [...] J’étais caché dans cet espèce de recoin pour manger une bouchée après le match. J’ai vu cet homme entrer avec toute l’équipe de Rouyn. Il était connu comme un entraîneur dur. Je l’ai regardé interagir avec ses joueurs pendant environ deux heures et j’ai été fasciné par son habileté à interagir avec les jeunes et à aller chercher le meilleur d’eux sur la glace. Il ne savait pas que j’étais là», a raconté celui qui était recruteur pour les Blues de St. Louis à l’époque.

Une croix sur les Jeux

En mars dernier, Tourigny avait pourtant paraphé une entente d’un an avec Hockey Canada et devait être en poste dans quatre tournois internationaux, incluant les prochains Jeux olympiques, le Championnat du monde et le Mondial junior de la même année. Il a aussi été l’un des adjoints au Championnat du monde 2021 à Riga, où l’unifolié a remporté la médaille d’or.

«Aller aux Jeux olympiques aurait été énorme, mais toute mon attention est dirigée vers les “Yotes”», a-t-il indiqué.

Le pilote québécois a par le fait même remercié Hockey Canada de sa confiance. Au dernier Championnat du monde, il a d’ailleurs eu la chance de partager le banc avec Gerard Gallant, qui s’est lui aussi trouvé un poste d’entraîneur-chef dans la Ligue nationale de hockey (LNH), chez les Rangers de New York.

«L’opportunité que j’ai eue avec Hockey Canada, d’être entouré de ces DG, de ces recruteurs, de ces entraîneurs, c’était incroyable. Il y a tellement de savoir. C’est comme l’université sur les stéroïdes, a-t-il imagé. Vous apprenez et apprenez.»

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Un parcours qui en vaut la peine

À 47 ans, Tourigny sera l’un des plus jeunes entraîneurs de la LNH la saison prochaine. De l’expérience, toutefois, il en a à revendre. Jusqu’à tout récemment, le natif de Nicolet était l’entraîneur-chef des 67’s d’Ottawa, dans la Ligue de hockey junior de l’Ontario.

Avant cela, il a passé plus d’une décennie dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec. Le Québécois a aussi été entraîneur adjoint avec l’Avalanche du Colorado et les Sénateurs d’Ottawa. Il en a parcouru du chemin depuis qu’il entraînait des jeunes au niveau bantam BB.

«J’ai toujours pensé que j’étais à la meilleure place possible. J’étais à Rouyn-Noranda et je pensais que c’était la meilleure "job" que je n’aurais jamais, a répondu Tourigny en français. Après ça, je suis allé au Colorado. La ville était extraordinaire, l’organisation était extraordinaire. Avec les 67’s, c’était la même affaire. J’ai toujours pensé que j’étais chanceux de faire du hockey, d’être où j’étais.»

«Ça ne se passe pas du jour au lendemain. [...] Lorsque j’ai annoncé la nouvelle à mes parents, ma mère pleurait, c’était très émotif. Elle m’a dit : “Tu sais d’où tu viens”. C’est le genre de personne que je suis, je me souviendrai toujours d’où je viens. Lorsque je regarde derrière, je suis très fier, et lorsque je regarde devant, je suis excité», a affirmé Tourigny, qui n’a pas volé sa chance.

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