Entre douleur et résilience, Maxence Garneau revient avec émotion sur l’intimidation vécue dès l'âge de 4 ans

Marc-André Beaulieu

2025-09-29T20:43:41Z

L’animatrice Marie-Claude Barrette a récemment accueilli Maxence Garneau à son balado Ouvre ton jeu, pour un épisode particulièrement touchant et empreint d’authenticité.

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Capture d'écran Ouvre ton jeu
Capture d'écran Ouvre ton jeu

De plus en plus présent sur nos écrans, Maxence s’est fait remarquer dans Les Traîtres et Si on s’aimait Célébrités, en plus de tenir une chronique régulière à Salut Bonjour. Cette fois, c’est dans un tout autre registre qu’il se dévoile, en partageant avec une grande vulnérabilité son parcours personnel, marqué par l’intimidation et la quête de soi.

Dès le début de l’épisode, le ton est donné; Marie-Claude lui pose une question directe et profonde, «Quelle importance accordes-tu au regard des autres?», ouvrant la porte à une conversation sans filtre.

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«Plus jeune, j’ai vraiment essayé de rentrer dans le moule. À l’adolescence, je portais des vêtements de skate, mais ça ne marchait pas du tout», confie Maxence avec une sincérité désarmante.

L’animatrice enchaîne alors: «À quel moment as-tu réalisé que tu ne rentrais pas dans ce moule?»

Maxence revient sur ses premières années: «Depuis la garderie, je me faisais exclure parce que j’aimais jouer avec les Barbies et la cuisine Fisher-Price. Ce n’était pas considéré comme normal pour un petit gars. On m’a même changé de groupe à 4 ans parce que j’étais trop souvent mis de côté.»

Mais à la maison, le climat était tout autre: «J’ai grandi avec deux grandes sœurs, dans un environnement rempli d’amour, de bienveillance et d’ouverture. Chez moi, je me sentais parfaitement normal.»

Marie-Claude, visiblement touchée, l’invite à parler de son passage à l’école primaire. Les souvenirs sont encore très vifs.

«Je pleurais beaucoup. Les rentrées scolaires étaient particulièrement difficiles. Encore aujourd’hui, voir passer un autobus jaune me donne une boule dans la gorge. Rien que l’odeur d’une école me replonge dans cette anxiété.»

Heureusement, quelques figures bienveillantes ont croisé son chemin: «J’ai eu de très bons profs qui m’ont tendu la main, qui m’ont vu, entendu, compris. Je leur dois beaucoup. Sans eux, je ne crois pas que j’aurais développé la confiance que j’ai aujourd’hui.»

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Marie-Claude lui demande ensuite s’il a été victime d’intimidation. Après un court silence, il répond: «Dès l’âge de 6 ans, j’entendais déjà des insultes comme “fifi”, “fife”, “tapette”. Mais c’est vraiment au secondaire que j’ai compris ce qu’était l’intimidation. Un jour, une enseignante ressource a très bien expliqué ce que ça impliquait. C’est là que j’ai compris que ce que je vivais depuis tout jeune, c’en était. Ça a été une forme de validation.»

Il raconte avoir dénoncé dès la première secondaire: «Mon école a tout de suite pris ça au sérieux, et je leur en suis très reconnaissant. Ensuite, chaque fois que je vivais une situation d’intimidation, je dénonçais et je rencontrais les personnes concernées.»

Marie-Claude l’interroge alors sur le rôle de sa famille: «Tes parents savaient-ils ce que tu vivais? Comment ont-ils réagi?»

«Oui, ils savaient. Ma mère était rassurée que l’école prenne ça au sérieux. Et à la maison, ma mère, ma grand-mère et mes sœurs faisaient tout pour que je me sente bien. C’était mon refuge.»

Un moment fort de l’épisode survient lorsque Marie-Claude lui demande, avec délicatesse: «As-tu déjà eu des idées noires?»

Maxence ne cache rien: «Oui. Au secondaire, vers 13-14 ans, j’y ai souvent pensé. Ces pensées sont revenues à plusieurs reprises, même jusqu’à il y a quelques années. Elles m’ont longtemps accompagné.»

Capture d'écran Ouvre ton jeu
Capture d'écran Ouvre ton jeu

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Et aujourd’hui? Comment fait-il face aux périodes difficiles? «Être bien entouré, c’est ce qui m’aide le plus. J’ai le réflexe de m’isoler par peur de déranger, mais j’ai la chance d’avoir des ami.e.s formidables et un bon suivi avec mon psychologue. Je n’ai jamais caché mes moments difficiles, même si ce n’est pas toujours moi qui fais le premier pas.»

Maxence termine en assurant qu’il va bien aujourd’hui, tant sur le plan personnel que sur le plan professionnel. Il souligne à quel point son passage dans Si on s’aimait Célébrités et les rencontres marquantes, notamment avec Louise Sigouin, l’ont aidé à cheminer et à voir les choses autrement.

Tout au long de l’épisode, Maxence Garneau fait preuve d’une grande lucidité et d’une ouverture remarquable. Marie-Claude Barrette elle-même s’émerveille de cette maturité et de cette capacité d’introspection à un si jeune âge.

Vous pouvez écouter l’épisode complet dans la vidéo ci-dessous:

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