Un budget axé sur la relance et la santé
Québec dévoilera ses priorités budgétaires le 25 mars

Patrick Bellerose
Québec déposera un budget axé sur la lutte à la COVID-19 et la relance de l’économie québécoise, le 25 mars prochain.
« Nous serons toujours en pandémie le 25 mars. Donc, la priorité, c’est renforcer le système de santé, combattre la pandémie. Ensuite, il y a soutenir les Québécois, les entreprises et relancer l’économie », a déclaré hier le ministre des Finances, Eric Girard, pour décrire ce premier grand exercice comptable depuis le début de la crise de la COVID-19.
Rendez-vous le 25 mars, avec ma collègue @slebel19, pour la présentation du troisième budget de notre gouvernement!#polqc #financesqc #budget2021 pic.twitter.com/89e26CKBoH
— Eric Girard (@EricGirardMFQ) March 9, 2021
Le troisième budget signé par le ministre Girard ne devrait pas contenir de compressions des dépenses. « À très court terme, il n’est pas question de réduire les dépenses. On est en pandémie, on fait des efforts colossaux au niveau de la santé et on va continuer », explique le ministre.
- Écoutez l'analyse de Caroline St-Hilaire et d'Antoine Robitaille avec Benoit Dutrizac sur QUB radio:
Québec travaille toujours sur la base des données rendues publiques en novembre dernier. Le déficit prévu pour la dernière année est de 15 G$, tandis que le manque à gagner devrait être de 8 G$ en 2021-2022 et de 7 G$ l’année suivante.
Horizon prometteur
Bonne nouvelle, toutefois, Québec s’attend à ce que la situation économique s’améliore au cours de la prochaine année, même si le ministre Girard reconnaît que beaucoup « d’incertitude » demeure.
« Je vous dirais que ce qu’on constate, dans l’ensemble, c’est que la situation économique en 2020 est un peu meilleure que prévu, et les anticipations pour 2021 sont plutôt positives, en raison de l’évolution de la vaccination, du plan de stimuli budgétaire du gouvernement fédéral et américain », explique Eric Girard.
« On voit, dans l’ensemble, qu’il y a un optimisme prudent par rapport à 2021 », a-t-il ajouté.
Augmentation de la dette nette
Par contre, un changement aux règles comptables, réclamé depuis longtemps par la vérificatrice générale, viendra ajouter 12,4 G$ à la dette nette et accumulée de l’État québécois en date du 31 mars 2020.
C’est que le Québec calculait, jusqu’ici, l’impact de ses investissements en infrastructures sur plusieurs années, plutôt qu’au moment de son décaissement.
Onze des douze milliards $ de la dette cumulée « précèdent notre arrivée au gouvernement », a précisé le ministre.
Toutefois, Québec assure que cette modification aux livres n’affectera pas la cote de crédit du Québec.
Vision à long terme
Pour l’opposition officielle, ce premier budget depuis le début de la pandémie devra présenter « une vision de long terme sur la relance de l’économie », notamment sur la place qui sera faite aux femmes dans cette reprise économique.