L'Estrie a franchi le cap du million de doses administrées
Jean-François Desbiens | TVA Nouvelles
L'Estrie a récemment franchi le cap du million de doses de vaccins contre la COVID-19 administrées dans la région, mais l'engouement pour la troisième dose semble s’essouffler.
Lundi, 3 400 personnes ont reçu un vaccin en Estrie, bien en deça de la moyenne quotidienne qui tournait aux alentours des 7000 doses administrées par jour en janvier.
Plusieurs raisons peuvent expliquer cette baisse d'intérêt, incluant le phénomène des gens doublement vaccinés qui se croient pleinement protégés parce qu'ils ont malgré tout contracté la maladie pendant la cinquième vague.
«La maladie, après deux doses, a l'effet d'un booster. On peut considérer avoir une protection. Mais selon nos informations, une troisième dose ne va pas créer plus d'effets secondaires. [...] Ce n'est pas un défaut d'aller chercher une dose de plus. Ce n'est pas un problème!», a assuré le directeur de la Santé publique en Estrie, le Dr Alain Poirier.
Le virus serait quatre à cinq fois moins transmissible chez les gens avec trois doses. Pourtant, seulement 58 % des plages de vaccination disponibles en février sont actuellement réservées.
La Santé publique n'écarte pas la possibilité d'éventuellement fermer son deuxième site de vaccination à Sherbrooke, sur la rue Bowen, pour déployer plus d'effectifs sur le terrain.
«On va recommencer la deuxième dose dans les écoles. On songe même à déployer nos équipes mobiles du côté des cégeps et universités», a précisé Jean Delisle, directeur de la campagne de vaccination en Estrie.
À l'opposé, neuf personnes sur dix âgées de 65 ans et plus ont reçu leur 3e dose en Estrie.
En parallèle, on assiste à une stabilisation du nombre d'hospitalisation, voir même une légère baisse. Dans la région lundi, 153 patients étaient hospitalisés, dont 15 aux soins intensifs.
Dans le cadre de la campagne «mains tendues aux non vaccinés» annoncé par le ministre délégué à la Santé Lionel Carmant il y a une semaine, le CIUSSS de l'Estrie-CHUS réfléchi en ce moment à la possibilité d'envoyer des brigades dans certaines municipalités et communautés de la région où le taux d'adhésion demeure faible ou moins élevé.