Tourisme: le «pass sanitaire» européen entre en vigueur jeudi

AFP
Paris | Vacciné, guéri ou déclaré négatif à la COVID-19... Il faudra à partir de jeudi montrer patte blanche pour franchir les frontières européennes, en utilisant le nouveau «pass sanitaire» désormais indispensable pour voyager dans 33 pays du Vieux Continent.
Disponible aux formats papier et numérique, ce précieux sésame prend la forme d'un code QR qui pourra être vérifié par les compagnies de transport (avion, train, bateau) et la police.
Ce certificat comprend des données d'identification (nom, date de naissance), et surtout les informations relatives à la vaccination (type de vaccin, nombre de doses reçues, date d'injection) ou au dépistage (date et type de test, résultat négatif ou positif).
Même si l'outil sera le même dans les 27 États membres de l'Union européenne et dans six autres pays voisins (Andorre, Islande, Liechtenstein, Monaco, Norvège, Suisse), les règles d'entrée et de sortie varient selon les destinations.
Ainsi, pour entrer en France à partir d’un pays européen, il faut actuellement justifier soit d'un schéma vaccinal complet (deux semaines après la dernière injection, ou quatre semaines pour le vaccin Janssen), soit d'un test PCR ou antigénique négatif de moins de 72 heures.
Un délai parfois ramené à 48 h dans d'autres pays, où un test positif récent (souvent de moins de six mois) peut aussi être accepté comme preuve de rétablissement après une infection.
En France, où un «pass sanitaire» national est disponible depuis le 9 juin, les autorités conseillent d'utiliser la nouvelle version «au format européen», qui permettra également d'accéder aux événements sportifs et culturels de plus de 1000 personnes.
Les utilisateurs de l'application TousAntiCovid (téléchargée par 21 millions de Français, selon le gouvernement) qui ont déjà récupéré leur code QR n'ont «rien à faire», car celui-ci sera «mis à jour automatiquement».
Pour les autres pays qui ne seraient «pas encore prêts» à délivrer les nouveaux certificats, une «période de transition» de six semaines (jusqu'au 12 août) est prévue, durant laquelle d'autres documents, comme un «certificat de vaccination au format papier», pourront encore être présentés aux frontières.
France : les tests COVID-19 payants à partir du 7 juillet pour les touristes étrangers
Les tests de détection de la COVID-19 deviendront « payants dès le 7 juillet pour les touristes étrangers » venant en France, a affirmé le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal au journal les Échos mis en ligne mercredi soir.
Ils seront facturés « à hauteur de 49 euros pour les PCR et 29 euros pour les antigéniques », a ajouté M. Attal, pour qui « c’est une question de réciprocité sachant que ces tests sont payants dans la plupart des pays pour les Français qui voyagent ».
M. Attal, qui avait estimé lundi qu’il fallait « s » interroger » sur cette question, a rappelé que « les touristes qui viennent chez nous sont évidemment soumis au passeport sanitaire ».
Plus largement, la question du déremboursement des tests PCR dits « de confort » « va évidemment se poser pour la rentrée » pour les Français, a-t-il répété.
Le nouveau « pass sanitaire européen » est désormais indispensable pour voyager dans 33 pays du Vieux continent.
Si l’outil est le même dans les 27 États membres de l’Union européenne et six autres pays voisins (Andorre, Islande, Liechtenstein, Monaco, Norvège, Suisse), les règles d’entrée et de sortie varient selon les destinations.
Ainsi, pour entrer en France depuis un pays européen, il faut actuellement justifier soit d’un schéma vaccinal complet (deux semaines après la dernière injection, ou quatre pour le vaccin Janssen), soit d’un test PCR ou antigénique négatif de moins de 72 heures.
Un délai parfois ramené à 48 heures dans d’autres pays, où un test positif récent (souvent de moins de 6 mois) peut aussi être accepté comme preuve de rétablissement après une infection.
La moitié des Français (33,6 millions de personnes) ont reçu au moins une première injection et un tiers de la population (plus de 22 millions de personnes) est entièrement vaccinée.
Plus de 111 000 personnes sont décédées en France de la COVID-19.