Festival LASSO Montréal: légendaire Chris Stapleton!


Sarah-Émilie Nault
Il y a eu de la pluie, du vent, des imperméables enfilés par-dessus des vêtements à franges, de l’eau ruisselant sur les chapeaux: pourtant, ce que retiendront les amateurs de musique country de la soirée de samedi au festival LASSO Montréal est le concert uniquement composé de succès du légendaire Chris Stapleton.


Une chemise bleu-noir, un chapeau de cowboy en cuir, ses cheveux longs tombant à la hauteur de son emblématique barbe longue; celui que plusieurs décrivent comme un virtuose du country a réussi à chasser la pluie qui était tombée presque toute la journée.
De son entrée sur scène à sa grande finale (Tennessee Whiskey, bien sûr) une heure trente plus tard, pas une goutte n’est venue brouiller le plaisir de l’auteur-compositeur-interprète américain et de sa foule en délire.

Chaque minute suivante a été consacrée à l’interprétation des chansons phares du gagnant de 8 Grammy, 10 Academy of Country Music Awards et 5 Billboard Music Awards, soit White Horse (le nouvel extrait qui se retrouvera sur l’album Higher, dont la sortie est prévue en novembre prochain), Parachute, Traveller, Broken Halos et Fire Away.
Ont particulièrement fait chanter la foule – heureuse et ébahie – qui s'étendait sur tout le site du festival les chansons Starting Over, Millionaire, Nobody to Blame, Cold et You Should Probably Leave.
Inévitablement, celui qui s’était produit au Centre Bell le 8 septembre 2022 avait gardé sa chanson mythique pour la fin; nous avons donc tous repris le chemin de la maison en fredonnant – le sourire aux lèvres et le cœur gonflé – les paroles de Tennessee Whiskey.

Du country et du rock
«On est tous ici pour avoir du plaisir», a lancé une énergique Elle King en montant sur scène, plus tôt en soirée. Vêtue d’une jupe, d’une chemise à franges et d’un chapeau immaculés, la chanteuse, compositrice et actrice américaine s’est faite tantôt langoureuse, tantôt rockeuse-country, alors qu'elle demeura en tout temps emballée de se retrouver sur scène malgré la mauvaise température.

«On se fout de la pluie, n’est-ce pas?», a lancé la fille de l’acteur Rob Schneider, un banjo à la main, à la foule compacte parsemée de parapluies, d’imperméables et de chapeaux de cowboy détrempés.
L’un des moments forts de son concert livré sous une forte pluie, mais avec des lunettes de soleil au visage? L’interprétation de sa populaire chanson Ex’s & Oh’s, que les milliers de festivaliers ont chantée, bien haut et bien fort.

Quant au talentueux duo country rock Brothers Osborne, le festival n’aurait pu trouver de meilleurs artistes pour réchauffer la foule avant l'entrée en scène attendue de Chris Stapleton.
Charismatiques au possible, les deux frères T.J. et John Osborne étaient accompagnés sur scène de cinq musiciens. Le groupe a interprété plusieurs de ses succès (Nobody’s Nobody, Stay A Little Longer et I’m Not For Everyone) ainsi que leurs versions de titres connus du répertoire d’artistes intemporels comme Bob Marley (Three Little Birds) et Tom Petty (I Won’t Back Down).
«C’est notre première fois dans cette partie du Canada et Montréal était sur notre bucket list», a lancé le chanteur à la veste de cuir de ce duo plus rock que country.
Mention spéciale au guitariste John Osborne, qui est tout un virtuose, et au petit clin d’œil du duo qui a inséré un miniextrait de l’hymne national canadien dans son électrisante chanson finale, It Ain’t My Fault.


