Fiancée ou pas? Charlie Lemay-Thivierge fait le point
Nathalie Slight
Dès janvier, Charlie Lemay-Thivierge se glisse dans la peau d’une détestable animatrice de camp de jour dans la série Alertes, un contre-emploi qui contraste avec sa personnalité lumineuse. Comédienne passionnée, la jeune femme est allée à Vancouver suivre une formation de réalisatrice, afin de travailler autant devant les caméras que derrière.
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Charlie, tu as décroché un rôle dans Alertes. Peux-tu nous en dire plus?
Bien sûr! J’incarne Léa Da Silva, alias Canif, une animatrice de camp de jour tout sauf sympathique. Elle n’est vraiment pas fine, se montrant même cruelle à certains moments. Ce n’est vraiment pas le genre d’amie qu’on veut dans sa vie. Mon personnage sera impliqué dans une enquête de l’escouade Cerbère alors que des jeunes disparaissent mystérieusement.
Il s’agit d’un anti-casting incroyable, toi qui es si lumineuse dans la vraie vie!
Ce n’est pas la première fois qu’on m’offre de camper une «pas fine», peut-être parce que j’ai un petit côté tannant que je peux mettre au service de mes personnages. (rires) Tant mieux si on me confie un rôle de méchante, puisque j’ai beaucoup de fun à incarner un personnage aussi loin de moi. Même chose pour la masseuse érotique que j’ai incarnée dans Indéfendable. Cette fille-là n’était pas méchante. Par contre, elle avait fait de mauvais choix de vie et se retrouvait bien malgré elle, au cœur d’un procès.

Ces dernières années, tu as beaucoup voyagé. Pour quelles raisons?
Durant la pandémie, j’ai décidé d’apprendre l'anglais. Ce projet me tenait vraiment à cœur, parce que j’étais vraiment nulle. Pour vous donner une idée à quel point, lorsque j’ai passé mon examen de classement au cégep, mon anglais était trop faible pour le niveau débutant! Les nouveaux arrivants, qui n’avaient jamais entendu parler anglais, étaient plus doués que moi. Il faut le faire! (rires) J’ai donc commencé par la base, en regarder des séries en anglais, même si je ne comprenais pas grand-chose. Puis, dès que les voyages ont été permis à la suite du déconfinement, je me suis inscrite à des cours d’anglais à Oxford, au Royaume-Uni. Il n’y a pas de meilleur moyen d’apprendre qu’avec une immersion complète. Je passais mes journées entières à apprendre, parler et même rêver en anglais.
Pendant combien de temps?
Un mois. J’ai poursuivi avec un autre mois d'immersion, cette fois à Malaga en Espagne, question d’apprendre l’espagnol. J’ai travaillé extrêmement fort, mais ça valait le coup : moi qui ne parlais que français, je suis maintenant trilingue! Après mon séjour en Europe, question de pratiquer encore plus mon anglais, je suis allée étudier la réalisation à Vancouver.
As-tu toujours su que tu voulais passer de l'autre côté de la caméra?
Toute jeune, je réalisais des petits films avec l’application Video Star sur mon iPod. Même si mon amour premier est le jeu, la réalisation m’a toujours attirée. On ne se le cachera pas, le métier de comédien n’est pas ce qu’il y a de plus stable au monde, il y a des hauts et des bas. Alors plus tu as de cordes à ton arc, plus tu as de chances de travailler. Voilà pourquoi j’ai suivi un cours intensif d’un an en réalisation dans l’Ouest canadien.
Qu’as-tu appris durant cette formation?
Tellement de choses! Mais je dirais, d’abord et avant tout, que je suis allée me chercher des outils pour réaliser mes propres projets. D’ailleurs, j’ai tourné un court-métrage pour illustrer une de mes idées. Il s’agit du drame psychologique d’horreur The Octopus, qui a remporté le prix du meilleur montage au Paris International Women Film Festival. Une récompense qui me confirme que je suis autant à ma place devant les caméras que derrière.


Côté personnel, tu es en couple avec un dénommé Kevin. Dans quelles circonstances vous êtes-vous rencontrés?
On s’est rencontrés lors de mon séjour en Europe pour apprendre l’anglais et l’espagnol. Comme mon amoureux habite en Espagne, nous vivons une relation longue distance depuis trois ans. Malgré l’océan qui nous sépare, on se voit quand même assez souvent et on se parle à tous les jours en FaceTime. Il était au Québec durant le temps des fêtes et ses parents sont venus nous rejoindre. Ils ont rencontré ma famille au grand complet et ils ont vu la neige pour la toute première fois de leur vie. Ç’a été magique!
Cette année, il y a eu des rumeurs de fiançailles entre Kevin et toi.
Ah ça, c’est une drôle d’anecdote! Alors que j’étais en voyage avec Kevin à Punta Cana, en République dominicaine, j'ai porté mes bagues sur ma main gauche, juste parce que j’avais les doigts enflés à cause de la chaleur. Jamais je n’ai pensé que les sites internet allaient remarquer ce détail et créer un véritable tsunami sur les réseaux sociaux. Pour vous dire à quel point la rumeur a circulé, des amis m’ont contactée pour savoir si j’étais vraiment fiancée! (rires) Cela dit, ce n’est pas si loin de la vérité, puisque le bijou que je porte sur les photos est une bague de promesse que m’a offerte mon amoureux.



Vous n’êtes donc pas fiancés. Mais en 2025, Kevin a sauté en parachute. Voilà toute une preuve d’amour pour toi!
Oh, que oui! Surtout qu’au départ, il ne voulait absolument rien savoir. Kevin nous trouvait complètement fous de nous garrocher d’un avion en plein vol, même avec un parachute! (rires) Finalement, mon petit frère, qui est instructeur chez Parachute Voltige, a convaincu Kevin de faire le grand saut. Et devinez avec qui mon amoureux a sauté en tandem? Avec mon père! En plus, mon petit frère est allé les rejoindre en chute libre, juste avant de déployer les parachutes: un moment tout à fait mémorable.

As-tu sauté avec eux?
Non. J’étais en plein tournage d’Alertes, et il était indiqué dans mon contrat que je ne pouvais pas pratiquer de sports extrêmes. Mais j’ai quand même pu monter dans l’avion pour être témoin de toute la fébrilité que mon chum a vécue avant de sauter avec mon papa. C’était tellement beau de les voir partager ce beau moment beau-père - beau-fils! J’étais vraiment émue d’être aux premières loges pour voir ça.