Fini l’estampillage des passeports en Europe: voici ce qui changera lors de votre prochain passage aux frontières de l’espace Schengen


Olivier Boivin
Un nouveau système d’entrée et de sortie (EES) est graduellement mis en place depuis dimanche aux frontières des pays de l’espace Schengen, en Europe. Voici ce qui changera lors de votre prochaine entrée dans l’un des 29 pays qui en font partie.
Les deux plus grands changements concernent l’identification biométrique ainsi que la fin de l’estampillage des passeports.
Il sera donc nécessaire de fournir une empreinte digitale ou des données faciales lors de l’arrivée dans l’espace Schengen.
Ces données seront conservées pour une durée de trois ans.
Les passeports ne seront quant à eux plus estampillés pour laisser place à un enregistrement électronique des entrées et sorties du territoire, afin notamment de faciliter le suivi de la durée de séjour des visiteurs.
Les citoyens canadiens peuvent séjourner pour une durée maximale de 90 jours sur une période de 180 jours sans visa dans l’espace Schengen.
Comme c’est le cas depuis sa création, il sera toujours uniquement nécessaire de présenter son passeport à la frontière d’entrée du premier pays de ce territoire européen.
Il est toujours possible de circuler librement entre les différents pays de l’espace Schengen une fois l’entrée effectuée.
«L’EES modernise la gestion des frontières en améliorant l’efficacité et la qualité des processus aux frontières, indique-t-on sur le site internet de l’Union européenne. Il simplifie également les déplacements et renforce la sécurité de ceux-ci.»
Le déploiement de ces nouveaux dispositifs frontaliers devrait être complété le 10 avril 2026.
Ces changements ne nécessitent pas de préparation à l’avance. Toutes les étapes se réalisent uniquement une fois sur place.
Autorisation de voyage bientôt nécessaire
Il sera toutefois requis dans un avenir rapproché d’obtenir une autorisation de voyage avant de se présenter à une frontière extérieure de l’espace Schengen.
Il suffira de faire une demande à l’avance sur le site internet prévu à cet effet en rentrant les renseignements demandés, comme le numéro de passeport ainsi que des informations sur le séjour prévu.
Nommé Système européen d’information et d’autorisation concernant les voyages (ETIAS), il n’est toutefois pas encore mis en service.
«Méfiez-vous des sites Web frauduleux qui prétendent vendre des autorisations ETIAS à des prix gonflés. Ne faites votre demande que sur le site Web officiel de l’UE une fois que le système sera lancé», avertit le gouvernement du Canada sur son site internet.
Sa mise en service est prévue pour le dernier trimestre de 2026, selon l’Union européenne.
Un type d’autorisation similaire est d’ailleurs déjà demandé pour les voyages au Royaume-Uni.