François Legault «accentue notre apparence de panique» en demandant la renégociation de l’ACÉUM, selon PSPP

Agence QMI

2025-02-11T15:02:33Z
2025-02-11T15:16:26Z

Le chef du Parti Québécois (PQ), Paul St-Pierre Plamondon, critique vivement la façon dont François Legault a réagi la fin de semaine dernière aux nouvelles menaces de tarifs douaniers de Donald Trump, visant cette fois les importations d’acier et d’aluminium aux États-Unis.

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Le premier ministre du Québec a indiqué dimanche qu’il souhaitait que l’accord de libre-échange entre les deux pays soit renégocié dans les plus brefs délais afin de mettre fin aux tergiversations du président américain.

«Tout cela démontre qu’on doit commencer à renégocier notre entente de libre-échange avec les États-Unis au plus vite et ne pas attendre la révision prévue en 2026, a écrit M. Legault sur X le 9 février. On doit mettre fin à cette incertitude.»

Or, le chef du PQ est d’avis qu’il s’agit d’une mauvaise tactique dans les circonstances.

«Est-ce vraiment le moment pour le PM du Québec d’annoncer publiquement qu’il désire renégocier sur-le-champ l'Accord de libre-échange avec les États-Unis et le Mexique (ACÉUM)? demande-t-il. Le demander ouvertement est un geste qui ne fait qu'accentuer notre apparence de panique et de déstabilisation.»

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«Négocier maintenant risquerait de concéder d'avance au président américain les règles du jeu et le rapport de force qu'il désire manifestement établir en inondant le système d’annonces et de décrets, et déstabilisant les partenaires des États-Unis», ajoute-t-il.

Pour M. Plamondon, la CAQ «improvise».

«Cette déclaration de François Legault ne fait qu’accentuer l’impression que la CAQ improvise, mentionne-t-il. Comme dans le cas de la déclaration à l’effet que les chantiers d’Hydro-Québec allaient combler les emplois perdus advenant la mise en œuvre des tarifs.»

À la suite de la signature lundi d’un décret par Donald Trump qui confirme des tarifs de 25% sur l’aluminium et l’acier dès le mois de mars, le premier ministre du Québec a qualifié les tarifs comme étant «totalement injustifiables».

«Je serai à Washington dès demain [le 11 février] pour défendre vigoureusement les intérêts du Québec et protéger nos travailleurs», a-t-il indiqué sur X, lundi soir.

Les premiers ministres des provinces sont d’ailleurs tous présents dans la capitale américaine cette semaine.

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