Gagnante de «MasterChef Junior»: Zoé raconte les coulisses de son incroyable parcours

«MasterChef Junior» en rattrapage sur TVA+

Marjolaine Simard

2025-06-26T10:00:00Z

La première saison de MasterChef Junior a prouvé que la relève en cuisine était assurée. Douze petits prodiges ont rivalisé de talent, nous épatant semaine après semaine dans une compétition relevée. Parmi eux, Zoé de Repentigny a brillé avec des créations audacieuses, mariant des ingrédients inattendus avec un aplomb désarmant. À 13 ans, elle se pince encore d’avoir remporté la grande finale. Son rêve? Ouvrir un jour son propre restaurant gastronomique. Elle revient avec enthousiasme sur cette aventure hors du commun.

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Quand tu as su qu’il y aurait un MasterChef Junior, as-tu tout de suite voulu participer?

Oui! C’est ma tante qui a envoyé l’annonce à mon père. Il m’a appelée: «Zoé, viens voir ça!» J’ai tout de suite dit «Inscris-moi!» Ma mère hésitait un peu parce que je ne réalisais pas tout ce que ça impliquait comme énergie de participer à de nombreux tournages. Finalement, la veille de la date limite, vers 22 h, on a tout rempli. Et j’ai été choisie!

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Peux-tu nous raconter un de tes premiers souvenirs en cuisine?

Oui! Pendant la pandémie, j’avais huit ou neuf ans. Mes parents m’avaient offert Mon premier livre de recettes de Ricardo. Le matin, je me levais et j’allais chercher une recette de crêpes, avec un petit coulis de bleuets, par exemple. Comme mes parents dormaient un peu plus tard à cause du confinement, je leur apportais le déjeuner au lit avec un café.

Est-ce qu’un membre de ta famille t’a donné envie de cuisiner?

Mon père! On s’est mis à cuisiner ensemble parce qu’on n’avait rien à faire pendant la pandémie. C’est là que notre passion commune est née. Il cuisine beaucoup, même si c’est juste pour le plaisir. C’est lui qui m’a transmis cette passion.

Où trouves-tu ton inspiration?

Souvent sur Internet! Si j’ai envie de faire un pain aux bananes, je tape ça, puis je modifie la recette à ma façon. J’aime bonifier les choses avec des ingrédients surprenants.

Tu semblais très confiante en finale. C’était le cas dès le début de l’aventure?

Au départ, j’étais plus stressée, je ne savais pas à quoi m’attendre. Mais je me suis dit «Si j’ai le niveau, je vais rester et apprendre. Sinon, tant pis.» Finalement, je suis restée et j’ai tellement appris!

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Quelle a été ta réaction en entrant dans le studio quand tu as rencontré Martin et Stefano?

J’avais regardé les deux premières saisons de MasterChef Québec avec les candidats adultes en compagnie de mon père. Je ne connaissais pas Martin et Stefano au départ. C’est lui qui m’a raconté leur parcours et parlé de leurs restos. Je les avais vus juger à la télé, donc quand je suis entrée dans le studio, c’était comme si j’entrais dans ma télé. J’étais vraiment impressionnée, surtout par la grandeur du plateau. À la télé, tout a l’air plus petit... mais en vrai, c’est immense!

Et les caméras, ça t’a intimidée?

Un peu au début. Les caméramans sont parfois très proches! À un moment donné, j’ai éclaboussé un caméraman en faisant bouillir de l’eau... J’ai alors compris qu’ils étaient «vraiment» proches. Mais avec le temps, on oublie leur présence.

Qu’est-ce qui t’a le plus surprise dans l’émission?

Je pensais qu’on allait arriver en studio, qu’ils allaient nous dire en cinq minutes «Voici le défi, vous avez tant de temps. Go!» Qu’on cuisinerait pendant une heure, qu’on goûterait ensuite, et que ce serait fini. Mais pas du tout! En fait, ils disent une phrase, font une pause... puis recommencent. Il y a même parfois de faux départs! Après le défi, on doit quitter le plateau pendant qu’une équipe vient tout nettoyer avant la dégustation. J’imaginais que ça durerait une heure et demie max... mais en tout, un seul défi pouvait prendre facilement trois heures.

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Qu’est-ce que Martin et Stefano t’ont appris?

Deux choses. Premièrement, à suivre mon instinct, à m’écouter. Si je pense que quelque chose sera bon, j’y vais. Deuxièmement, de toujours avoir un plan de travail organisé. Ils nous le répétaient souvent. Et ils ont raison, quand tout est en désordre, tu peux vite perdre le contrôle.

Parle-nous d’un moment marquant pendant l’émission...

Le défi sucré-salé. J’ai eu plusieurs commentaires mitigés, mais constructifs. Ça m’a un peu blessée sur le coup. Je suis retournée à mon îlot en faisant la baboune. Après, je me suis dit: «Plus jamais!» Et j’ai commencé à appliquer tous leurs conseils. Je pense que c’est ça qui m’a permis d’avancer.

Quel juge invité t’a le plus marquée?

Katherine Levac! On a surtout eu des chefs ou des animateurs, alors, une humoriste, c’était différent. Elle nous a bien fait rire avant un gros défi. Ça m’a fait du bien.

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As-tu noué des liens forts avec certains participants?

Oui! Avec Louis, qui habite près de chez moi. Il y a aussi Laurence, qui vit en Gaspésie. On a le même âge et nos parents ne sont pas cuisiniers professionnels, donc on sortait un peu du lot. Puis, j’étais proche de Xavier, avec qui j’ai fait mon premier défi en équipe. On s’est tout de suite bien compris.

Ton rêve, c’est d’avoir un jour ton restaurant...

Oui! Un restaurant gastronomique. J’adore créer des plats minutieux, surprenants, avec des mélanges d’ingrédients auxquels on ne s’attend pas. J’aime faire des choses qui sortent du lot.

Tu avais l’air super confiante en finale...

J’avais confiance dans mes plats! Je savais qu’ils étaient originaux et que je pouvais les réussir. J’étais aussi la seule fille parmi les trois finalistes, alors je voulais montrer que j’avais ma place. Je me disais que peu importe le résultat, j’allais être fière.

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Comment te sens-tu d’être la première MasterChef Junior du Québec?

C’est fou! Mon parcours n’a pas été facile. J’ai survécu à trois défis d’élimination. Au début, je n’étais même pas sûre de m’inscrire! Mais j’ai traversé toutes ces étapes, j’ai persévéré et j’ai gagné. On dirait que je ne le réalise pas encore. Il va falloir que je voie l’émission à la télé pour y croire!

Tes parents t’ont-ils bien soutenue?

Tellement! Mon père m’accompagnait à chaque tournage, même au petit matin. Ma mère préparait mes déjeuners et mes soupers pour que je sois en forme, et ils ont accepté que je transforme notre cuisine en vrai laboratoire. Je pratiquais beaucoup. C’était exigeant, mais ils m’ont toujours soutenue.

Tu as des frères ou sœurs?

Oui, un frère de 11 ans, Zachary.

Comment a-t-il vécu ton aventure?

Ça n’a pas toujours été facile pour lui. Mes parents étaient beaucoup avec moi, alors il a eu un peu moins d’attention. Mais on essaie de se rattraper. Cette semaine, je lui ai acheté les souliers qu’il voulait pour le soccer. Je suis reconnaissante pour sa patience.

Referais-tu MasterChef Junior demain matin?

Honnêtement, je ne sais pas. C’était très intense de la fin novembre à février. Il faudrait que j’y pense un peu! Je suis vraiment trop contente de l’avoir fait, mais deux fois...

Que dirais-tu à un jeune qui pense s’inscrire s’il y a une prochaine saison?

Fonce! C’est une expérience incroyable. Et si tu veux suivre mes aventures, je vous invite à me suivre sur ma page Facebook Les délices de Zoé.

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