Coronavirus : gaz lacrymogènes lors d’une manifestation d'étudiants à Athènes

AFP
Environ 1500 étudiants ont manifesté jeudi à Athènes pour réclamer de meilleures conditions d’enseignement avec l’augmentation des risques de contamination au coronavirus, selon la police qui a brièvement lancé des gaz lacrymogènes pour les disperser.
Les incidents ont eu lieu devant le parlement, dans le centre-ville, alors qu’un groupe de jeunes encagoulés a jeté des engins incendiaires et des fusées contre les forces antiémeutes qui encadraient la manifestation, a constaté l’AFP.
La police a fait brièvement usage de gaz lacrymogènes pour disperser les lycéens.
« Non aux cages », « de l’argent pour d’enseignement », scandaient les manifestants.
« Le masque n’est pas la seule protection », proclamait une banderole de tête de la manifestation.
Depuis la rentrée des classes en Grèce, le 14 septembre, avec une semaine de retard pour cause de pandémie, de nombreux établissements scolaires à travers le pays, en particulier à Athènes, sont occupés par les étudiants, interrompant les cours.
Certains lycéens refusent l’enseignement à distance, dénoncent le manque de professeurs et protestent contre le nombre important d’élèves par classe qui, selon le ministère de l’Éducation, ne doit pourtant pas être supérieur à 17 personnes.
Le port du masque est obligatoire pour les enseignants et les élèves à l’intérieur des établissements.
« Nous manifestons pour une meilleure éducation et pour de meilleures conditions sanitaires », a déclaré Yorgos, 16 ans, à l’AFP.
Des parents ont également participé à cette manifestation pour réclamer « la sécurité de fonctionnement des établissements scolaires », selon Dimitris Lambrou, parent d’un lycéen.
Moins touchée que les autres pays européens en nombre de cas, la Grèce a cependant connu récemment une multiplication des décès, des contaminations et du nombre des patients intubés.
Au total, le pays a jusqu’ici enregistré 18 475 cas, avec une moyenne de 300 nouveaux cas par jour, et 391 morts.
Les autorités sanitaires ont mis en garde contre « l’augmentation » significative des cas dans la région d’Athènes où des mesures supplémentaires ont été adoptées depuis deux semaines.
Certains spécialistes ont alerté sur le ratio élevé du nombre de cas par rapport aux décès, qui, selon eux, est plus élevé que la moyenne d’autres pays européens à la population comparable, soit près de 11 millions d’habitants.


