Grève massive à venir dans les CPE

Un peu plus de 6000 travailleuses et travailleurs des CPE affiliés à la CSN ont manifesté dans les rues de Québec, le 15 octobre dernier.
Un peu plus de 6000 travailleuses et travailleurs des CPE affiliés à la CSN ont manifesté dans les rues de Québec, le 15 octobre dernier. Photo d’archives, Agence QMI

Geneviève Lajoie | Journal de Québec

2021-10-29T09:20:06Z

Des milliers de parents dont les enfants fréquentent un CPE se retrouveront devant un méchant casse-tête la semaine prochaine, alors que les éducatrices tiendront plusieurs jours de grève.

Après les travailleuses de la petite enfance affiliées à la CSN, c’est au tour des syndiquées de la CSQ d’annoncer deux jours de débrayage la semaine prochaine, soit lundi et vendredi. Pour leur part, les 11 000 travailleuses de la CSN seront en grève mardi, mercredi et jeudi.

Des centaines de CPE de tous les coins du Québec sont touchés par ces moyens de pression. Les parents de milliers de bambins devront se trouver un plan B pour faire garder leur progéniture.

À ceux qui dénoncent le fait que les éducatrices prennent les enfants en otage par ces débrayages, la présidente de la Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec (FIPEQ-CSQ) réplique que sur le terrain, un mouvement d’appui de la part des parents se fait sentir. 

« La balle est dans le camp du gouvernement. Si on est en grève lundi, c’est parce qu’ils ne sont pas prêts à régler », signale Valérie Grenon, en entrevue. 

Les négos piétinent

Malgré la reprise des pourparlers, les négociations entre le gouvernement et les éducatrices « piétinent », déplore-t-elle. « Notre équipe de négociation est à la table actuellement, mais ce qu’on voit, c’est qu’il n’y a pas de marge de manœuvre, le ministère ne semble pas vouloir débloquer les choses », insiste-t-elle. 

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Mme Grenon rappelle que son syndicat a pourtant mis de l’eau dans son vin et déposé une contre-offre il y a quelques jours à peine.  

S’il veut réellement livrer les 37 000 nouvelles places en garderies promises aux parents, le gouvernement Legault doit valoriser davantage les professions de la petite enfance. « Malgré ce qu’il promet aux parents, il n’y en aura pas de [nouvelles] places d’ouvertes sans les éducatrices et sans toutes nos intervenantes », insiste la leader syndicale.  

Pas attirant pour les jeunes

Les hausses salariales actuellement sur la table pour les travailleuses en début de carrière ne sont pas suffisantes pour attirer plus d’étudiantes, plaide Valérie Grenon.  

« Il y a très peu d’augmentations pour des corps d’emploi très faiblement rémunérés, que ce soit nos responsables en alimentation, nos éducatrices spécialisées [...] et les employées de bureau », ajoute-t-elle.  

Les travailleuses en CPE se sont dotées d’un mandat de grève pouvant aller jusqu’à 10 jours au début de l’automne. Ainsi, d’autres journées de grève pourraient être déclenchées ultérieurement. 

La semaine dernière, Québec a annoncé qu’il entendait hausser la rémunération des éducatrices jusqu’à 20,22 % pour celles qui acceptent de travailler jusqu’à 40 heures par semaine.  

Un casse-tête pour les parents  

3200 travailleuses des CPE affiliées à la CSQ

JOURNÉES DE GRÈVE ANNONCÉES  

  • Lundi 1er novembre  
  • Vendredi 5 novembre    

11 000 travailleuses des CPE affiliées à la CSN

JOURNÉES DE GRÈVE ANNONCÉES  

  • Mardi 2 novembre  
  • Mercredi 3 novembre  
  • Jeudi 4 novembre    
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