Grève: «On ne veut pas jouer, on veut négocier»
Agence QMI
Après plusieurs mois de négociations infructueuses avec Québec, plus de 400 000 employés de l’État ont enclenché des grèves un peu partout dans la province, mardi, pour exprimer leur ras-le-bol et demander de meilleures conditions de travail.
C’est les syndicats affiliés au Front commun qui ont lancé le bal des lignes de piquetage devant les écoles et les établissements de santé, provoquant la fermeture des écoles et perturbants certains services de soins.
«Arrêtons le jeu de la négociation. On ne veut pas jouer. On n’est pas dans une partie de plaisir. On veut négocier pour que le plus rapidement possible, les élèves au Québec aient les services auxquels ils ont droit et que nos enseignants aient les conditions nécessaires à leur travail», a déclaré la présidente de la Fédération de l’enseignement (FSE-CSQ), Josée Scalabrini, lors d’une manifestation à Québec.
«On ne sent pas que ça bouge aux tables», a déploré pour sa part Éric Pronovost, président de la Fédération du personnel de soutien scolaire (FPSS-CSQ), également présent à Québec.
- Écoutez l'entrevue avec Magali Picard, présidente de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), via QUB radio :
«Des vraies Queens»
À Montréal, malgré la grogne, la manifestation se déroulait dans une ambiance festive devant le CHUM, comme a pu le constater TVA Nouvelles.
«Messieurs les ministres, Mme Lebel, au lieu d’enrichir les millionnaires des Kings, commencez donc à vous préoccuper des conditions de travail pour améliorer le sort de tous vos travailleurs, dont 78 % sont des vraies Queens», a déclaré Sylvie Nelson, présidente du SQEEST-FTQ, en faisant référence à la décision de Legault de subventionner deux parties des Kings de Los Angeles à Québec.
La présidente de la FTQ, Magalie Picard, a pour sa part dénoncé l’attitude du gouvernement. «On a des gens dans la rue, au froid, qui ont pas de salaire pour certain, la population qui est prise en otages [...] et pendant ce temps-là, grand débat à l’Assemblée nationale sur un 7 millions [octroyés aux Kings de Los Angeles] qui est vraiment pathétique», s’est-elle insurgée sur les ondes de LCN en soirée.

Partout au Québec
Les grèves ne se tenaient pas que dans les grands centres, mais bien aux quatre coins de la province.
Du côté du Saguenay–Lac-Saint-Jean, quelque 17 000 manifestants se sont mobilisés mardi. «En tant que représentant des professionnels en éducation, j'ai un taux de démission qui frôle les 10 % par année. Les conditions ne sont pas là pour attirer des professionnels dans le réseau de l'éducation. Ce que ça fait, c'est qu'ils s'en vont au privé», a déploré Rémi Fortin, président du syndicat des professionnels de l’éducation du Saguenay.
Du côté de la Mauricie–Centre-du-Québec, environ 25 000 personnes ont débrayé mardi.
Une grande foule composée de centaines de manifestants a notamment tourné autour de l’édifice abritant les bureaux du centre de services scolaires Chemin-du-Roy, à Trois-Rivières.
«Cinquante pour cent de nos membres ne peuvent pas répondre à leurs besoins de base avec leur salaire. On en a près de 10 % qui font appel aux banques alimentaires», a dénoncé le syndicat.
En Estrie, de nombreux manifestants se sont présentés sur les lignes de piquetage avec des chandails aux couleurs d’équipes de hockey de la Ligue nationale de hockey en guise de clin d’œil aux 7 millions $ octroyés par Québec aux Kings de Los Angeles.

Les parents derrière le personnel scolaire
Malgré la gêne occasionnée par ces journées de grève, la plupart des parents semblent soutenir les enseignants.
C’est notamment le cas de Vicki Plourde, professeure de philosophie au Cégep Garneau à Québec, qui prenait part au piquet de grève devant l’établissement mardi.
«Nos enfants n’ont peut-être pas toujours les services dont ils auraient besoin», a-t-elle déploré.
«La plupart [des parents] s’organisent des journées de garde, des réseaux de solidarité [se mettent en place]. On sent que les parents soutiennent les gens du réseau parce qu’ils voient depuis des années que les conditions d’enseignement se dégradent.»
Dans une lettre ouverte publiée mardi, près de 400 parents ont d’ailleurs souligné leur appui au personnel scolaire, précisant que «ce désagrément temporaire n’est rien par rapport à la réalité quotidienne que vous vivez».
La Fédération autonome de l’enseignement (FAE) compte emboîter le pas dès jeudi au moyen d’une grève générale illimitée qui perturbera les activités de 12 centres de services scolaires, incluant à Montréal et Québec.
Environ 80 000 infirmières et inhalothérapeutes de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) seront aussi en grève jeudi et vendredi.
au jour le jour
- 420 000 travailleurs affiliés à la CSN, la CSQ, la FTQ et l’APTS. Ce front regroupe des travailleurs des réseaux de la santé et de l’éducation.
- Dans les écoles, le Front commun représente les employés de soutien, les professionnels et 60% des enseignants.
- Dans les cégeps, ce sont 85% des enseignants qui sont affiliés au Front commun via la CSN.
- Dans le réseau de la santé, le Front commun représente notamment des professionnels et des techniciens en plus d’employés de bureau.
- Lignes de piquetage devant les écoles, les cégeps, les établissements de santé et de services sociaux.
- Les cours dans les écoles et les services de garde sont suspendus dans la plupart des centres de services scolaires du Québec. Fermeture également des centres administratifs.
- Aucune manifestation d’envergure n’est prévue.
- 420 000 travailleurs affiliés à la CSN, la CSQ, la FTQ et l’APTS. Ce front regroupe des travailleurs des réseaux de la santé et de l’éducation.
- Dans les écoles et des cégeps, le Front commun représente les employés de soutien, les professionnels et 60% des enseignants.
- Dans le réseau de la santé, le Front commun représente notamment des professionnels et des techniciens en plus d’employés de bureau.
- Lignes de piquetage devant les écoles, les cégeps, les établissements de santé et de services sociaux.
- Les cours dans les écoles et les services de garde sont suspendus dans la plupart des centres de services scolaires du Québec. Fermeture également des centres administratifs.
- Aucune manifestation d’envergure n’est prévue.
- 420 000 travailleurs affiliés à la CSN, la CSQ, la FTQ et l’APTS. Ce front regroupe des travailleurs des réseaux de la santé et de l’éducation.
- Dans les écoles et des cégeps, le Front commun représente les employés de soutien, les professionnels et 60% des enseignants.
- Dans le réseau de la santé, le Front commun représente notamment des professionnels et des techniciens en plus d’employés de bureau.
- Lignes de piquetage devant les écoles, les cégeps, les établissements de santé et de services sociaux.
- Les cours dans les écoles et les services de garde sont suspendus dans la plupart des centres de services scolaires du Québec. Fermeture également des centres administratifs.
- Aucune manifestation d’envergure n’est prévue.
- La Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) représente 80 000 infirmières, infirmières auxiliaires, inhalothérapeutes et perfusionnistes cliniques.
- Lignes de piquetage devant les établissements de santé et de services sociaux.
- Dans le réseau de la santé, la grève est encadrée par les services essentiels. Certains soins seront donc ralentis sur certaines unités.
- Il est également obligatoire que 70% des services opératoires et 80% des services dans les centres surspécialisés soient maintenus.
- Aucune manifestation d’envergure n’est prévue.
- La Fédération autonome de l’enseignement (FAE) représente 66 000 enseignants situés à Montréal, Québec, en Outaouais, dans les Laurentides, l’Estrie et la Montérégie. Cela représente 40% des enseignants.
- Lignes de piquetage devant les écoles
- Suspension des cours pour une durée indéterminée dans les centres de services scolaires représentés par la FAE. Le retour en classe ne se fera que si le syndicat conclue une entente de principe ou constate des avancées significatives à la table de négociations.
- À 11h30, manifestation « pour les profs et l’école publique » organisée par la FAE au parc Jarry, à Montréal.
- La Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) représente 80 000 infirmières, infirmières auxiliaires, inhalothérapeutes et perfusionnistes cliniques.
- Lignes de piquetage devant les établissements de santé et de services sociaux.
- Dans le réseau de la santé, la grève est encadrée par les services essentiels. Certains soins seront donc ralentis sur certaines unités.
- Il est également obligatoire que 70% des services opératoires et 80% des services dans les centres surspécialisés soient maintenus.
- Aucune manifestation d’envergure n’est prévue.
- La Fédération autonome de l’enseignement (FAE) représente 66 000 enseignants situés à Montréal, Québec, en Outaouais, dans les Laurentides, l’Estrie et la Montérégie. Cela représente 40% des enseignants.
- Lignes de piquetage devant les écoles et les cégeps
- Suspension des cours pour une durée indéterminée dans les centres de services scolaires représentés par la FAE. Le retour en classe ne se fera que si le syndicat conclue une entente de principe ou constate des avancées significatives à la table de négociations.
- À 11h30, manifestation « pour les profs et l’école publique » organisée par la FAE au parc Jarry, à Montréal.