Haïti: l’aide internationale s’organise

Élie Duquet
Le tremblement de terre qui a touché Haïti, samedi, avec une magnitude de 7,2 sur l’échelle de Richter, comparable à celui qui a frappé sa capitale Port-au-Prince en 2010, fait écho jusqu’à Sherbrooke en Estrie.
L’ancien athlète du Vert & Or et humanitaire Wilson St-Jean parle tous les jours avec son neveu qui se trouve en Haïti et qui a vécu les événements du 14 août sur place.
C’est la consternation et la détresse depuis le puissant séisme, qui a fait plus de 1300 morts, 5700 blessés et des milliers de sans-abri, au terme du bilan provisoire de lundi.
«Les gens sont tristes et veulent quitter. Il faut tout reconstruire», a traduit du créole M. St-Jean les propos de son neveu. Les gens ne veulent plus aller dans leurs maisons de peur qu’elles ne leur tombent sur la tête. Elles ne sont pas toutes tombées, mais beaucoup sont fissurées.
L’aide internationale s’organise, mais d’après le coordonnateur de Médecin du Monde à Haïti, Nicolas Demers-Labrousse, la complexité de la situation sociale depuis l’assassinat du président Jovanel Moïse, le 7 juillet, complique l’aide. Les groupes d’aides humanitaires doivent composer et négocier avec les gangs d’Haïti.
Le 12 janvier 2010, un séisme de magnitude 7,3 avait ravagé la capitale du pays des Caraïbes et plusieurs villes avoisinantes. Plus de 200 000 personnes avaient été tuées et plus de 300 000 autres avaient été blessées lors de la catastrophe, tandis que plus d’un million et demi d’Haïtiens s’étaient retrouvés sans logis.
Une tempête tropicale pourrait frapper Haïti, lundi et mardi, traînant avec elle de forts vents et des pluies torrentielles.