Les hospitalisations augmentent à un rythme inquiétant au Bas-Saint-Laurent
Katia Laflamme | TVA Nouvelles
En moins de 24 heures, le nombre de patients hospitalisés dans les unités dédiées à la COVID-19 a bondi de 17 à 25 dans la région. Une personne se trouve aux soins intensifs.
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Le réseau de la santé prévoyait 22 lits pour les patients atteints de la COVID-19, partagés dans les hôpitaux de Rimouski et de Rivière-du-Loup. En raison de la hausse du nombre de patients, le Centre intégré de santé et de services sociaux du Bas-Saint-Laurent a dû ajouter des lits dans les dernières heures.
Le directeur-général adjoint du CISSS du Bas-Saint-Laurent, le Dr Jean-Christophe Carvalho, estime qu’entre 20 % et 30 % des patients de cette unité sont hospitalisés pour d’autres raisons, mais qu’ils sont infectés par le virus.
La région à une capacité totale de 42 lits pour des patients de la COVID-19.
Cependant, pour accueillir autant de patients, les hôpitaux de proximité devront être mis à contribution. Si les hospitalisations sont encore à la hausse, les hôpitaux de Rimouski et de Rivière-du-Loup ne pourront plus accueillir tous les malades atteints par ce virus.
Le Dr Carvahlo confirme que l’on priorise toujours les hôpitaux de Rimouski et de Rivière-du-Loup pour recevoir cette clientèle.
Cependant, il assure que les autres centres hospitaliers de la région, dont Matane, Amqui et La Pocatière, sont prêts pour recevoir des patients atteints de la COVID-19.
«Les préparatifs avaient été fait et automne, il y a d’autres validations qui ont été faites entre Noël et le jour de l’an, techniquement tout est prêt», a expliqué le Dr Jean-Christophe Carvalho.
Pour le moment, le directeur adjoint du CISSS n’est pas en mesure de savoir quand on devra passer à cette étape.
«Certains patients pourront avoir congé et retourner dans leur milieu de vie, et d’autres vont se rajouter, et en fonction de ce roulement-là on va être en mesure d’apprécier c’est quoi notre marge de manœuvre à Rimouski et à Rivière-du-Loup», a-t-il ajouté.
Pour accueillir ces patients supplémentaires, le réseau a dû procéder à du délestage dans les blocs opératoires. La capacité a été diminuée de 50 %, mais les chirurgiens du Bas-Saint-Laurent sont toujours en mesure de faire les chirurgies urgentes.
«On continu d’opérer les gens pour des conditions urgentes et semi-urgentes, incluant les cancers puis on fait aussi de la chirurgie d’un jour», a confirmé le Dr Carvalho.
Par ailleurs, 300 employés du réseau de la santé du Bas-Saint-Laurent sont présentement retirés en raison du virus.