Henri Picard revisite un rôle mythique de Patrick Swayze dans le «remake» de ce film populaire

Marie-Ève Leclerc

2026-01-29T11:00:00Z

Le comédien, que l’on peut voir actuellement dans Ayer’s Cliff sur Tou.tv Extra, connaît une année particulièrement riche en projets. En plus d’avoir tourné dans un film réalisé par son père, il figurera au générique de Youngblood, un film de hockey inspiré du long-métrage culte sorti en 1986. Il nous parle de ces projets emballants, ainsi que de sa relation avec ses parents.

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Dans la série Ayer’s Cliff, disponible sur la plateforme Tou.tv Extra, Henri Picard interprète le rôle d’Henri Prud’homme, un barman sans histoire qui se retrouve impliqué dans une affaire de meurtre au sein de son village. Son univers bascule lorsque l’acteur Louis-Philippe Lajoie, incarné par Joey Scarpellino, est retrouvé mort à la suite d’une soirée bien arrosée passée en sa compagnie. «C’est un personnage pour lequel j’ai beaucoup d’empathie. C’est un jeune homme qui travaille énormément, qui ne dort pas beaucoup et qui n’a pas tant d’amis. Il n’y a pas vraiment d’excitation dans sa vie. Il est tellement pris dans l'engrenage de sa vie métro-boulot-dodo qu'il n'a pas le temps de penser à lui, à son identité en tant que personne, mais aussi sexuelle. Lorsqu'il fait la rencontre de Louis-Philippe, ça faisait longtemps qu'il n'avait pas eu de fun comme ça. Puis, ce malheur arrive. J’avais quand même pitié pour lui», mentionne le comédien, pour qui il s’agissait d’une première incursion dans la comédie. «L’histoire est vraiment déjantée. La comédie, c’est quelque chose que je n’avais pas vraiment eu la chance d’explorer, et de mêler ça au drame, c’était un cadeau. Je crois que la comédie est un art en soi. Le sens du timing, le jeu comique, j’aimerais développer ça davantage. Et jouer aux côtés de Marc Labrèche, c’est la meilleure école pour ça.»

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Abordant sa complicité avec Marc Labrèche sur le plateau — même s’il lui arrivait de trouver difficile de garder son sérieux à ses côtés —, Henri affirme que la chimie entre eux s’est installée naturellement. «Marc, je le connais depuis longtemps, puisque mes parents (Isabel Richer et Luc Picard) sont amis avec lui. J’ai toujours été un fan de Marc! On l’oublie souvent, mais c’est aussi un très bon acteur dramatique. Au début, j’étais un peu nerveux de travailler avec lui, mais ça s’est fait naturellement. Il a été hyper généreux. C’était une jeune équipe (les réalisateurs et scénaristes sont Édouard Gingras et Zacharie Lareau) pour qui il s’agissait, pour la plupart, d’une première fiction, et même s'il y avait parfois des imprévus, Marc n’a jamais chialé et son amour du métier se ressentait à chaque prise.»

L’une des scènes qu’il appréhendait le plus est celle où Martin Stevens, le personnage de Marc Labrèche, découvre son neveu Henri ensanglanté au sous-sol de sa maison. «Je voulais vraiment la réussir. J’essayais de la répéter chez moi, mais c’est le genre de scène qui se concrétise vraiment sur le moment. Je suis très fier de cette scène.»

Henri Picard et Joey Scarpellino partagent l'écran dans «Ayer's Cliff»
Henri Picard et Joey Scarpellino partagent l'écran dans «Ayer's Cliff» Rashad Bedeir/Radio-Canada

Inspiré d’un film culte

Le 6 mars sortira sur grand écran le long-métrage Youngblood: le hockey dans le sang, inspiré du film culte sorti en 1986 et mettant en vedette Rob Lowe, Cynthia Gibb et Patrick Swayze, entre autres. C’est d’ailleurs le rôle de Derek Sutton, renommé cette fois-ci Denis Sutton, qu’Henri Picard reprendra. À propos de l'acteur connu également pour Dirty Dancing, il ajoute: «C’était un homme charmant. Je suis déçu qu’il ne soit plus là. J’aurais aimé qu’il voit le film. Je suis un fan.» Quant à Henri, il admet qu'il n'a regardé le film original qu'une seule fois. «Je l'ai vu avant le tournage, mais je ne voulais pas trop le regarder. Mon personnage est inspiré de celui de Patrick Swayze, mais on a fait notre propre affaire avec cette nouvelle version. Comme ce n'est pas une copie, je me suis fié au scénario qu'on avait.» 

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Sans être un copier-coller de l’histoire des années 1980, ce nouveau film s’en inspire. «Youngblood a eu une grosse base de fans. Ça a marqué cette génération. Quand le chum de ma mère a su que j’interpréterais le rôle joué par Patrick Swayze, il n’en revenait pas. C’était son film fétiche de hockey quand il était plus jeune. Cette fois-ci, l’histoire est revisitée, plus contemporaine. Nous n’avons pas tout fait comme à l’époque. Je pense qu’avec les moyens que nous avons aujourd’hui, les scènes de hockey vont être un peu plus convaincantes. C’était une expérience superbe et immersive», explique le comédien, qui n’avait que peu d'expérience comme hockeyeur. «J’ai joué un peu quand j’étais jeune, mais pas plus que ça. Dès que j’ai su que j’avais le rôle, j’ai remis mes patins et je suis allé patiner le plus possible. J’essayais de m’améliorer et d’être un bon joueur de hockey. Sur le plateau, entouré de gars pour qui le hockey, c’est leur vie, j’ai juste été une éponge et j’ai essayé d’apprendre le plus possible.»

Henri Picard aux côtés d'Ashton James dans le film «Youngblood: le hockey dans le sang»
Henri Picard aux côtés d'Ashton James dans le film «Youngblood: le hockey dans le sang» Courtoisie de TVA Films

Une carrière anglophone?

Après le tournage de Youngblood et avoir tourné en Colombie-Britannique pour la série francophone Sur Bay, côte Ouest, diffusée au printemps sur TV5Unis, Henri Picard a-t-il un intérêt pour une carrière anglophone au Canada? «Oui, c’est sûr. Mais j’aimerais perfectionner mon anglais avant, afin de pouvoir jouer sans accent. Pour Youngblood, j’ai gardé mes intonations québécoises, puisqu’ils les ont aimées à mon audition! Mon personnage devait être anglophone, mais après quelques changements au scénario, il est devenu Québécois d'origine francophone.»

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Des projets avec son père

Outre Ayer’s Cliff, Youngblood et Surf Bay, côte Ouest, nous verrons également le comédien dans la deuxième saison de Libre dès maintenant, au printemps. Le long-métrage Violences, que son père, Luc Picard, scénarise et réalise, sortira également au grand écran cette année. «C’est un film choral qui raconte la vie de huit personnages à l’intérieur d’une même journée. Le film se déroule à moitié à Paris, l’autre moitié à Montréal. L’histoire débute dans un restaurant de Montréal, où se déroule un événement tragique et violent, qui déclenchera ensuite une série d’événements qui viendront bouleverser la vie de ces personnages.»

Aimerait-il partager l’écran avec son père? «Je l’ai fait dans le film L’Audition, mais on n’a pas vraiment joué ensemble. C’est sûr qu’on essaye de ne pas trop partager l’écran ensemble. Les gens se posent des questions. Je ne dis pas que je veux le faire à tout prix, mais je suis super ouvert. Si le scénario est bon, pourquoi pas?

Reçoit-il parfois les conseils de ses deux parents comédiens? «Oui, c’est sûr! Je fais mes propres affaires, mais quand j’ai des questions, des inquiétudes, c’est certain que je vais les voir. C’est une chance, quand même, d’avoir cette confiance immédiate. Ils me connaissent comme personne d’autre, même parfois plus que moi-même. Et je les connais pas mal aussi! Il y a une grande transparence entre nous. C’est un cadeau», conclut celui qui partage depuis plus de trois ans sa vie avec sa douce Mahélie Rheault.

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