Il est «presque impossible» de diminuer les risques du karaoké, dit la santé publique du Canada

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Agence QMI

2020-09-11T19:46:04Z

Le sous-administrateur en chef de la santé publique du Canada, le Dr Howard Njoo, estime qu’il est «presque impossible» de limiter les risques de propagation de la COVID-19 qui viennent avec le karaoké. 

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«L’activité, c’est chanter, et d’après d’autres expériences, on a aussi vu des éclosions liées à des chorales dans des églises ou à des groupes qui ont chanté ensemble. Donc, le karaoké, c’est une activité selon moi qui [comporte] un risque qu’on ne peut pas accepter pour l’instant», a-t-il dit vendredi en point de presse à Ottawa.

Le Dr Njoo a dit s’appuyer sur la littérature scientifique – notamment à l’étranger – qui existe à ce jour sur des situations considérées plus à risque comme quand une personne crie ou chante.

Québec a annoncé une interdiction de karaoké dans les bars du Québec.

Cette annonce est survenue peu de temps après que l’activité en question, après avoir été pratiquée au bar Le Kirouac, à Québec, eut mené à l’éclosion de plus de 70 cas.

«On peut mettre toutes sortes de mesures en vigueur, mais je pense qu’avec l’expérience de ce qui s’est passé dans la ville de Québec [...], les propriétaires ont mis toutes les autres mesures en vigueur comme des barrières de plexiglas [...] et on a quand même eu une éclosion», a ajouté le Dr Njoo, vendredi. Il n’est toutefois pas allé jusqu’à dire que le karaoké devrait être banni partout au Canada, faisant valoir qu’il revient aux autorités locales de trancher en fonction des données épidémiologiques de leur région.

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