Gyms: «Il ne faut plus jamais que ça ferme»


Nicolas Saillant
Fermées pendant 8 des 12 derniers mois, les salles d’entraînement ont pu rouvrir et redevenir les échappatoires dont les clients avaient tant besoin, mais pas question de fermer à nouveau, clament les propriétaires.
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Dans tout le bras de fer qui s’est joué entre la Santé publique et les propriétaires de gyms, Dan Marino a certainement été l’un des plus combatifs.

C’est sa salle d’entraînement, le Mega Fitness Gym, qui avait ouvert à la mi-juin en défiant les autorités.
Lundi, c’est un homme qui semblait libéré de ses chaînes qui accueillait sa clientèle présente dès 5 h du matin. «Je suis content, mais il ne faut plus jamais que ça ferme», lance M. Marino.

Celui qui estime encore que les gyms «n’auraient jamais dû fermer» veut toutefois s’assurer de ne plus revenir en arrière, «même si on revient en zone rouge», en prouvant que les gyms sont sécuritaires. «Les gens qui s’entraînent ne veulent pas tomber malades, ils s’entraînent pour rester en santé», fait-il valoir.

Marie-Ève Cantin, propriétaire d’un MissFit à Québec, était tout aussi «fébrile» que son confère, elle qui prônait toutefois la patience.
«J’étais surtout surprise qu’on nous donne le OK, je ne m’y attendais pas», disait celle qui croyait n’ouvrir qu’en mai.
Clients au rendez-vous
Dans toutes les salles visitées, les gens, surtout des habitués, étaient au rendez-vous. Au centre de boxe Empire Académie, deux amies boxeuses renouaient avec l’entraînement individuel en salle.

«Je faisais du vélo dans mon salon, mais c’était vraiment plate», a lâché comme un défoulement Catherine Bernard.

Il faut dire que le vide a été grand pour son amie Karine Siconnelly, qui s’entraînait au gym cinq fois par semaine. «C’est un mode de vie, la boxe, une drogue, une échappatoire», explique-t-elle.
La directrice Ève Fortin «grafignait les murs» en attendant de faire ouvrir, en étant aussi consciente du travail à faire pour survivre puisqu’il reste à peine une centaine des 425 membres inscrits avant la pandémie.
L’entraîneuse Julie Gélinas accompagnait pour sa part une cliente pour la première fois depuis des mois après avoir fait des séances Zoom. «C’est super excitant, tout le monde est motivé, les gens ont hâte de recommencer», remarque-t-elle.

Tennis et escalade
Les terrains de tennis avaient aussi la chance de rouvrir hier après avoir été fermés le 8 janvier, tout comme les centres d’escalade notamment. Andrée Vachon était l’une des chanceuses à être «fidèles au poste» puisque toutes les plages horaires de la semaine se sont envolées rapidement au Club de tennis Montcalm.

«On avait vraiment hâte», disait pour sa part Léa Beauchesne de DÉLIRE Escalade. Dès 8h du matin, le stationnement était plein et les réservations se sont rapidement enchaînées sur internet compte tenu de la limite du nombre de clients.