Soutenir les restaurateurs: «Ils ont besoin de nous» - Marina Orsini

Nathalie Slight
Il y a des alliances toutes naturelles dans la vie, comme celle qui unit Marina Orsini et la grande campagne de solidarité J’adore mon resto. L’animatrice, comédienne et épicurienne nous invite à donner une grosse dose d’amour aux restaurateurs éprouvés par la pandémie.
Marina, tu es bien placée pour comprendre la réalité des restaurateurs québécois, puisque tu en côtoies plusieurs dans le cadre de ton émission «5 chefs dans ma cuisine»!
Effectivement, 95 % des chefs qui participent à l’émission sont propriétaires de restaurants. En mode survie depuis le printemps dernier, ils se sont réinventés avec la livraison et le prêt-à-emporter, mais plusieurs sont à bout de souffle. Voilà pourquoi, quand Montréal en lumière m’a offert d’être porte-parole de la campagne J’adore mon resto, j’ai immédiatement accepté.
Et comment peut-on donner de l’amour aux restaurateurs québécois?
En offrant une carte-cadeau d’un restaurant à un proche. En organisant une soirée virtuelle au resto entre amis, au cours de laquelle tout le monde se fait livrer le même repas. En publiant sur les réseaux sociaux des photos de mets commandés. Ou encore en offrant un plat prêt-à-emporter à ses parents ou à ses grands-parents pour qu’ils n’aient pas à cuisiner. Peu importe la façon de le faire, l’idée est de soutenir les restaurateurs d’ici.
Le Québec compte 20 000 restaurants, et certains devront fermer leurs portes à cause de la crise de la COVID-19!
Oui, malheureusement. Au Québec, la restauration représente 240 000 emplois, des gens passionnés de leur métier, qui vivent des moments difficiles depuis le début de la pandémie. Ils méritent une grosse dose d’amour présentement, ils ont besoin de nous.
Nous pouvons te voir à la barre de «Deuxième chance» pour une quatrième saison. Quelle magnifique émission!
Chaque tournage vient avec son lot d’émotions. Quand j’annonce, par exemple, à une victime d’accident qu’on a retrouvé son sauveur, j’essaie le plus possible de me contenir, je ne veux pas être trop émotive à l’écran, mais je ne peux m’empêcher de laisser échapper quelques larmes à l’occasion.
Ce doit être difficile pour ta coanimatrice, Monic Néron, et toi, lorsque vous êtes porteuses de mauvaises nouvelles!
Je me dis que, même si la quête n’a pas connu le dénouement escompté — si, par exemple, la personne recherchée est décédée —, ça permet à celui ou celle qui a fait appel à l’équipe de «Deuxième chance» de faire la paix avec son passé.
En terminant, tu es aussi dans «Une autre histoire». En tant que comédienne, souhaites-tu qu’Anémone conserve sa mémoire le plus longtemps possible, malgré son diagnostic d’alzheimer précoce?
D’un côté, j’espère que son état ne se dégradera pas trop rapidement, question que je puisse l’interpréter encore longtemps, mais d’un autre côté, jouer la maladie d’Alzheimer représente un beau défi pour moi. Alors je me laisse porter par les textes de l’autrice Chantal Cadieux...
Pour plus d’info sur la campagne J’adore mon resto: montrealenlumiere.com/Jadoremonresto.
«Une autre histoire», lundi 20 h, à Radio-Canada.
«5 chefs dans ma cuisine», du lundi au vendredi à 11 h 30, à Radio-Canada.
«Deuxième chance», samedi 20 h, à Radio-Canada.