Ima célèbre 10 ans de transformations et sa maternité dans un album émouvant

L’album «Je reprends tout» sera disponible dès ce printemps

Marjolaine Simard

2026-02-19T11:00:00Z

Dix ans après son dernier album, Ima revient avec Je reprends tout. Pendant cette décennie, elle a retrouvé sa voix, sa confiance et sa spiritualité, tout en s’appuyant sur ses piliers : ses parents et son fils Siam, âgé de sept ans. À 47 ans, elle nous offre des chansons fortes et pleines d’amour ; autant de reflets d’une femme épanouie, authentique et profondément inspirante.

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Ima, ton nouvel album à paraître ce printemps s’intitule Je reprends tout. Pourquoi ce titre ?

Parce que j’ai tout repris : ma musique, mes éditions, mon catalogue, ma confiance, ma spiritualité, ma voix... C’est un véritable processus de reprise de pouvoir. Il y a 11 chansons sur l’album. La chanson Je reprends tout sera le deuxième extrait, disponible en février. C’est une pièce très puissante et profondément affirmée. Revenir avec un album complet, avec tout ce que ça implique — la création, la promo, l’aventure humaine —, ça faisait vraiment longtemps pour moi... C’est un vrai retour !

Comment te sens-tu à l’idée de replonger dans la chanson à fond ?

Je me sens profondément alignée. Cet album-là est synonyme d’affranchissement, de renouveau. Tout est cohérent. C’est le résultat de tout ce que j’ai traversé ces 10 dernières années. Mes expériences, mes remises en question, mes choix...

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Dominic Gouin / TVA Publications
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Tu entames ce nouveau chapitre avec un premier extrait, disponible depuis le 21 janvier, soit la chanson Aime-moi. Pourquoi avoir choisi de sortir cette pièce en particulier avant les autres ?

Aime-moi, c’est une chanson extrêmement personnelle. Mon mot pour 2026, c’est « cohérence », et cette chanson-là incarne exactement ça. J’avais besoin de m’autoriser à être moi tout entière, avec ma vulnérabilité et mes imperfections... Et je sais que je ne suis pas seule à me sentir comme ça. C’est comme ça qu’on connecte vraiment avec les autres.

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Dans cette chanson, tu parles de ton rapport pas toujours facile au corps, qui te demande de l’aimer. Où en es-tu aujourd’hui par rapport à ça ?

C’est un immense chantier, et en même temps, un des plus beaux processus que j’aie traversés. Mon corps a changé, surtout depuis que je suis devenue maman. Il y a aussi la préménopause qui s’est installée sans avertir. J’ai 47 ans et je reviens avec un album en me disant que l’âge n’est qu’un chiffre. J’ai longtemps été prisonnière de l’idée de la perfection. Si tout n’était pas parfait, je n’y allais pas. En creusant, j’ai compris que derrière ça, il y avait surtout un immense besoin d’être aimée. Un jour, je me suis dit : «Et si j’apprenais simplement à m’aimer telle que je suis, avec mes failles ? »

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Dominic Gouin / TVA Publications
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Tu as tourné un vidéoclip pour Aime-moi. Comment ça s’est passé ?

J’ai voulu donner vie à la chanson à travers un clip. C’était un processus intense, parce que de se voir à l’écran est un exercice confrontant. Ça demande de s’assumer pleinement. À chaque prise, c’était comme si je me donnais encore plein de petites bouffées d’amour et que je mettais en pratique le message de la chanson. Dans ce clip, je danse et j’apprends à m’aimer à l’écran, à me montrer telle que je suis.

Dominic Gouin / TVA Publications
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Il y a une fillette dans ton clip, comme si tu écrivais une lettre à la petite Ima. Pourquoi ce retour vers ton enfant intérieur ?

Parce que tout part de là. Quand on veut voyager plus léger, on doit revisiter l’enfant qu’on a été. En regardant mes vieilles photos, je me rends compte à quel point j’étais belle... et complexée. J’avais envie de donner de l’amour à cette petite fille-là. Le pardon libère énormément.

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Pendant ces 10 années, qu’est-ce que tu as fait ?

Je n’ai jamais complètement arrêté de chanter. Je faisais encore des spectacles, des chansons, surtout des shows privés et corporatifs. Ça m’a permis de continuer. J’ai aussi fait une formation professionnelle en yoga et une en PNL (programmation neuro-linguistique). Je suis surtout devenue la maman de Siam. J’ai traversé une grosse période de postpartum. Ç’a été très difficile et je suis devenue maman solo assez rapidement. J’ai alors plongé profondément dans la spiritualité. La pandémie a été un déclic. J’ai commencé à enseigner le yoga, la méditation, et à faire du coaching.

Dominic Gouin / TVA Publications
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Il y a aussi eu des moments très difficiles, notamment avec ton ancien impresario...

J’ai vécu une histoire très traumatisante. J’ai traversé quatre années de litiges. J’ai vécu l’épuisement. J’avais presque arrêté de chanter pour le plaisir, comme si je n’en avais plus le droit. Avec le recul, je comprends que c’était un processus de reprise de pouvoir. La vie m’a poussée à me libérer d’un contrôle qui durait depuis trop longtemps. Et puis, un jour, un auteur-compositeur m’a appelée pour faire de la musique et ma flamme s’est rallumée. Ensuite, j’ai appelé la chanteuse Gaële, avec qui je partage aujourd’hui une amitié profonde, et on a créé ensemble. La chanson Aime-moi est née un matin où je suis arrivée en pleurs au studio. On l’a écrite en deux heures. C’était d’une intensité incroyable !

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Ton fils Siam occupe une place centrale dans ta vie...

Mon fils va avoir huit ans en avril, et clairement, il est au cœur de tout. J’ai fait des choix pour être présente pour lui, parfois au détriment de ma carrière. Mais pour moi, ce n’était même pas une question. Le morceau qui m’a le plus manqué dans ma propre enfance, c’était la présence de mes parents. Ce n’était pas leur faute, ils vivaient des choses difficiles, mais moi, comme enfant, j’ai beaucoup souffert de cette absence-là. Alors j’ai voulu offrir à mon fils ce que je n’ai pas eu, soit une présence réelle, une écoute, un accompagnement constant.

Photo : Patrick Seguin / TVA Publications
Photo : Patrick Seguin / TVA Publications

Même si ta relation avec tes parents a été plus difficile dans ton enfance, vous êtes aujourd’hui très proches...

On a une relation très forte aujourd’hui et ils sont toujours ensemble. Ce qui est touchant, c’est qu’une forme de réparation s’est produite. Tout ce temps qu’ils n’ont pas pu passer avec moi quand j’étais petite, ils le vivent aujourd’hui pleinement avec mon fils. Ils sont présents, investis, aimants. C’est comme s’ils venaient réparer des morceaux du passé. Je vois ça comme une guérison. Pour eux, pour moi, pour mon enfant. On parle même d’un projet de maison intergénérationnelle. Ce serait une grande aventure. J’ai l’impression que je me prépare à ça doucement.

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Est-ce que ton fils chante lui aussi ?

Il a une très belle voix. Il est timide, mais parfois, je l’entends chanter chez mes parents, surtout ce Noël. À un moment donné, il m’a dit : « Maman, ne chante pas, c’est juste moi ! » Ça m’a tellement touchée. Je me suis revue, enfant. Aujourd’hui, je le regarde aller et je suis émue par sa sensibilité, son intelligence émotionnelle. On a une relation magnifique, même si ce n’est pas toujours facile. Être maman solo, c’est exigeant. Mais mon fils m’a sauvée. Il m’a sortie de mon ego, m’a forcée à me dépasser. Et ça, je trouve ça profondément beau.

Le chemin de Compostelle revient souvent quand tu parles des moments fondateurs de ta vie. Qu’est-ce que cette expérience t’a apportée ?

Le chemin de Compostelle a été un véritable point de bascule pour moi. J’y suis allée trois fois, soit en 2008, 2009 et 2010, jamais d’un seul trait, mais par segments de deux semaines. Je ne voulais pas m’épuiser, je voulais vraiment habiter l’expérience. Au total, j’ai marché plus de 1 700 kilomètres. C’est sans aucun doute l’un des plus beaux voyages de ma vie. C’est là que j’ai trouvé le nom de mon fils. Dans Siam, il y a les lettres de mon nom.

Parle-nous du lancement de ton album.

On lance l’album avec un spectacle le 14 mai, au Lion d’Or, pour souligner ma fête. Les billets sont en vente depuis le 21 janvier. C’est une immense fierté ! J’ai tout produit, entourée d’une équipe extraordinaire. C’est une nouvelle aventure, et je la vis pleinement.

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