«J’ai l’impression de revivre la pandémie»: les parents s’organisent devant le casse-tête de la grève
Même s’ils appuient pour la plupart la cause des enseignants, certains redoutent l’impact d’une longue grève sur leurs enfants
Olivier Faucher et Anouk Lebel
Lecture et étude obligatoires, contrôle du temps d’écran, camps de jour: les parents feront tout leur possible pour occuper leurs enfants tout en se conciliant avec leur travail pendant les journées de grève des enseignants.
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«Ce n’est pas évident, même en télétravail. Il faut les amener jouer dehors, préparer les repas. Ce n’est pas comme s’ils étaient malades et qu’ils vont faire une sieste. On veut être sûrs qu’ils ne vont pas juste regarder la télé», explique Éric Michaud.
Le père de deux enfants de 7 et 9 ans, sa conjointe et leurs voisins de la ruelle du Vieux-Limoilou, à Québec, ont trouvé une solution originale pour remédier au problème.
Quatre familles vont se relayer pour garder leurs enfants de 7 à 11 ans, dont un enfant à besoins particuliers. Mardi, ils seront chez un voisin, mercredi chez l’autre et jeudi, chez M. Michaud et sa conjointe.
«Ça va être moins stressant pour tout le monde, au lieu d’être à moitié dans le travail et dans la famille », souligne M. Michaud.
Occuper ses enfants
Le temps d’écran est au centre des préoccupations de nombreux parents qui ne pourront pas garder les yeux sur leurs enfants toute la journée.
«On va structurer les journées pour qu’ils puissent continuer de lire et faire certaines études par eux-mêmes», fait savoir Mélanie Paré, résidente de Laval.

Cette dernière alternera les journées de télétravail avec celles de son conjoint pour rester avec ses garçons, respectivement en 6e année du primaire et en troisième secondaire.
François Longpré a deux garçons, en troisième année du primaire et en troisième secondaire, dans des écoles du Plateau-Mont-Royal.
Il appuie sans réserve la grève des enseignants, un moindre mal à court terme pour la qualité des services à long terme selon lui, mais il redoute quand même les effets d’une longue grève sur ses enfants.
Des airs de pandémie
«Je vais imposer un peu de lecture et de travail académique, mais c’est sûr que ça ne vaut pas l’école, mentionne M. Longpré. Durant la pandémie, on a vécu ça un peu et ça n’a pas été très positif l’école à la maison», dit celui qui est aidant naturel et qui emmènera ses enfants durant les jours de grève.

De son côté, la Montréalaise Rosalie Voisin envisage de devancer ses vacances des Fêtes pour faciliter le casse-tête de faire garder sa fille de cinq ans.
«J’ai l’impression de revivre la pandémie, de devoir travailler très tôt le matin et tard le soir. Ce n’est vraiment pas la bonne chose pour la santé mentale», s’inquiète-t-elle.
Propriétaire de la boutique Heureux de nature, à Montréal, Sophie Panhard a l’habitude de travailler avec son fils de six ans et a même un espace de jeu dans son commerce.
«J’ai pensé offrir des blocs d’une à trois heures pour aider les familles, en offrant des activités dirigées comme du yoga et du bricolage», explique celle qui est prête à accueillir jusqu’à six enfants moyennant contribution.

Camps de grève
Des parents se tournent aussi vers des camps de jour organisés pour la grève et qui pourraient se prolonger au besoin.
«On l’a annoncé aux parents et ça s’est rempli assez rapidement merci», souligne Nathalie Dion, directrice générale du Groupe uni des éducateurs-naturalistes et professionnels en environnement, qui organise un «camp de grève» cette semaine.
au jour le jour
- 420 000 travailleurs affiliés à la CSN, la CSQ, la FTQ et l’APTS. Ce front regroupe des travailleurs des réseaux de la santé et de l’éducation.
- Dans les écoles, le Front commun représente les employés de soutien, les professionnels et 60% des enseignants.
- Dans les cégeps, ce sont 85% des enseignants qui sont affiliés au Front commun via la CSN.
- Dans le réseau de la santé, le Front commun représente notamment des professionnels et des techniciens en plus d’employés de bureau.
- Lignes de piquetage devant les écoles, les cégeps, les établissements de santé et de services sociaux.
- Les cours dans les écoles et les services de garde sont suspendus dans la plupart des centres de services scolaires du Québec. Fermeture également des centres administratifs.
- Aucune manifestation d’envergure n’est prévue.
- 420 000 travailleurs affiliés à la CSN, la CSQ, la FTQ et l’APTS. Ce front regroupe des travailleurs des réseaux de la santé et de l’éducation.
- Dans les écoles et des cégeps, le Front commun représente les employés de soutien, les professionnels et 60% des enseignants.
- Dans le réseau de la santé, le Front commun représente notamment des professionnels et des techniciens en plus d’employés de bureau.
- Lignes de piquetage devant les écoles, les cégeps, les établissements de santé et de services sociaux.
- Les cours dans les écoles et les services de garde sont suspendus dans la plupart des centres de services scolaires du Québec. Fermeture également des centres administratifs.
- Aucune manifestation d’envergure n’est prévue.
- 420 000 travailleurs affiliés à la CSN, la CSQ, la FTQ et l’APTS. Ce front regroupe des travailleurs des réseaux de la santé et de l’éducation.
- Dans les écoles et des cégeps, le Front commun représente les employés de soutien, les professionnels et 60% des enseignants.
- Dans le réseau de la santé, le Front commun représente notamment des professionnels et des techniciens en plus d’employés de bureau.
- Lignes de piquetage devant les écoles, les cégeps, les établissements de santé et de services sociaux.
- Les cours dans les écoles et les services de garde sont suspendus dans la plupart des centres de services scolaires du Québec. Fermeture également des centres administratifs.
- Aucune manifestation d’envergure n’est prévue.
- La Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) représente 80 000 infirmières, infirmières auxiliaires, inhalothérapeutes et perfusionnistes cliniques.
- Lignes de piquetage devant les établissements de santé et de services sociaux.
- Dans le réseau de la santé, la grève est encadrée par les services essentiels. Certains soins seront donc ralentis sur certaines unités.
- Il est également obligatoire que 70% des services opératoires et 80% des services dans les centres surspécialisés soient maintenus.
- Aucune manifestation d’envergure n’est prévue.
- La Fédération autonome de l’enseignement (FAE) représente 66 000 enseignants situés à Montréal, Québec, en Outaouais, dans les Laurentides, l’Estrie et la Montérégie. Cela représente 40% des enseignants.
- Lignes de piquetage devant les écoles
- Suspension des cours pour une durée indéterminée dans les centres de services scolaires représentés par la FAE. Le retour en classe ne se fera que si le syndicat conclue une entente de principe ou constate des avancées significatives à la table de négociations.
- À 11h30, manifestation « pour les profs et l’école publique » organisée par la FAE au parc Jarry, à Montréal.
- La Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) représente 80 000 infirmières, infirmières auxiliaires, inhalothérapeutes et perfusionnistes cliniques.
- Lignes de piquetage devant les établissements de santé et de services sociaux.
- Dans le réseau de la santé, la grève est encadrée par les services essentiels. Certains soins seront donc ralentis sur certaines unités.
- Il est également obligatoire que 70% des services opératoires et 80% des services dans les centres surspécialisés soient maintenus.
- Aucune manifestation d’envergure n’est prévue.
- La Fédération autonome de l’enseignement (FAE) représente 66 000 enseignants situés à Montréal, Québec, en Outaouais, dans les Laurentides, l’Estrie et la Montérégie. Cela représente 40% des enseignants.
- Lignes de piquetage devant les écoles et les cégeps
- Suspension des cours pour une durée indéterminée dans les centres de services scolaires représentés par la FAE. Le retour en classe ne se fera que si le syndicat conclue une entente de principe ou constate des avancées significatives à la table de négociations.
- À 11h30, manifestation « pour les profs et l’école publique » organisée par la FAE au parc Jarry, à Montréal.
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