Jeux de Pékin: une 14e place pour Marie-Michèle Gagnon en super-G
Marie-Michèle Gagnon sent une progression


Richard Boutin
ZHANGJIAKOU | Marie-Michèle Gagnon était satisfaite de sa performance même si sa prestation ne lui a pas procuré le résultat qu’elle aurait aimé.
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De retour aux Jeux olympiques après avoir raté ceux de Pyeongchang en 2018 en raison d’une blessure à un genou et à une épaule, Gagnon a terminé en 14e place du super-G disputée dans la nuit de jeudi.

«Je suis contente et fière de ma performance, a souligné la skieuse de Lac Etchemin. J’ai attaqué comme je le souhaitais. Je ne peux pas être déçue même si j’aurais aimé obtenir un meilleur résultat. Depuis un an, je me concentre à offrir la meilleure performance possible au lieu de me fixer des objectifs de résultats. C’est de cette façon que j’obtiens mes meilleurs résultats. Dans le passé, je n’aurais pas été satisfaite d’une 14e place.»
Gagnon a conclu l’épreuve en 1 min 14 s 65, terminant à un peu plus d’une seconde de la gagnante Lara Gut-Behrami qui a procuré à la Suisse la première médaille d’or de son histoire en super-G. La Suissesse a franchi le fil d’arrivée en 1 min 13 s 51. L’Autrichienne Mirjam Puchner et la Suissesse Michelle Gisin ont complété le podium.

«Il aurait fallu que je fasse trois pas en avant pour être sur le podium, mais j’en ait fait un et je progresse, a-t-elle illustré. J’ai ressenti de bonnes sensations et j’ai connu de bonnes sections. Ça me donne confiance en prévision de la descente. C’est très près une seconde. Je garde la tête haute. Ma course me donne confiance en prévision de la descente qui aura lieu le 15. Je suis plus constante en descente cette année et je suis passée près du podium à deux ou trois reprises.»
«C’est très près une seconde d’écart avec la gagnante, d’ajouter Gagnon qui n’a pas encore décidé si elle prendra le départ du combiné alpin. Les conditions étaient superbes, il y avait une belle neige et la piste était facile, ce qui explique les temps vraiment rapprochés. Contrairement aux hommes qui ont pu se familiariser avec la piste avant le super-G alors que la descente était au programme, nous étions un peu à l’aveugle.»
Médaillée de bronze à Garmisch-Partenkirchen, son premier podium en carrière dans une épreuve de vitesse, et auteure d’une 6e place au championnat mondial à Cortina d’Ampezzo l’an dernier, Gagnon a moins de succès cette année en super-G.
«Le super-G, c’est plus mental et tu progresses bien si la confiance est au rendez-vous, a-t-elle expliqué. Il faudrait que j’en parle à mon entraîneur, mais j’ai l’impression que nous avons fait moins d’entraînement de super-G. J’ai aussi effectué quelques sorties de piste et commis quelques fautes en début de saison qui ont touché ma confiance.»
Retour très apprécié
Écarté des derniers Jeux en raison d’une blessure, Gagnon est très heureuse d’être de retour. «Je suis très contente d’être ici, a-t-elle affirmé. Les Jeux sont tellement différents l’un de l’autre. À Vancouver en 2010, j’étais très jeune et je n’avais pas vécu l’expérience olympique. Nous étions arrivées seulement quelques jours avant le début et nous n’habitions pas dans le village. À Sotchi, j’étais parmi les favorites au combiné.»
Mirela Rahneva à surveiller
Au skeleton, la Canadienne Mirela Rahneva a donné le ton à la première des quatre vagues en enregistrant le meilleur temps.
Chaque dixième de seconde est important dans cette discipline et l’athlète de 33 ans n’a devancé sa première poursuivante, l’Australienne Jaclyn Narracott, que par 0,02 s. Rahneva a du même coup établi un record de piste avec un chronomètre de 1 :02,03.

À sa deuxième sortie, l’Ottavienne a touché le mur à trois reprises et a chuté au neuvième rang en vertu d’un temps cumulatif de 2 :05,17. Il y a toutefois moins d’une seconde entre elle et la nouvelle meneuse, Narracott.
Les deux dernières vagues du skeleton féminin seront disputées samedi matin, heure du Québec.
Shaun White au pied du podium
En quête d'une quatrième médaille d’or olympique consécutive dans l’épreuve de demi-lune en surf des neiges, le légendaire Shaun White a tiré sa révérence au pied du podium à Zhangjiakou.

Le planchiste américain de 35 ans avait préalablement annoncé que les Jeux de Pékin allaient être ses derniers.
Le Japonais Ayumu Hirano, qui avait terminé tout juste derrière White à Sotchi et à Pyeongchang, a raflé sa première médaille d’or en carrière. L’Australien Scotty James est monté sur la deuxième marche du podium, tandis que le Suisse Jan Scherrer a tout juste devancé White pour le bronze.
– Avec l'Agence QMI