Joe Biden annonce un nouveau plan de lutte contre la COVID-19

AFP

2021-09-09T15:25:03Z
2021-09-09T19:06:45Z

Joe Biden doit présenter jeudi un plan «courageux et ambitieux» pour muscler la réponse américaine à la pandémie de COVID-19 alimentée par le variant Delta, notamment en rendant obligatoire la vaccination pour les employés fédéraux.

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Le président américain doit signer un décret obligeant les quelque 4 millions de fonctionnaires à se faire vacciner, sans possibilité désormais d’échapper à la seringue en se faisant tester régulièrement, a confirmé la porte-parole de la Maison-Blanche, Jen Psaki, en conférence de presse.

L’objectif est «de réduire le nombre d’Américains non vaccinés», soit 80 millions de personnes, «faire baisser les hospitalisations et les décès, permettre à nos enfants d’aller à l’école en sécurité et de garder notre économie forte», a-t-elle expliqué.

Ces fonctionnaires auront 75 jours pour se faire vacciner, sous peine de sanctions disciplinaires, a ajouté Mme Psaki, soulignant qu’il y aurait des «exceptions limitées» en raison de handicap ou d’objections religieuses.

Sont également concernés les salariés de sous-traitants travaillant avec les agences fédérales, a-t-elle précisé.

Le ministère du Travail aura aussi le pouvoir de forcer les grandes entreprises privées à faire vacciner leurs salariés, a-t-elle précisé, sans donner de détail.

Les tests de dépistage seront également relancés pour freiner l’épidémie, a-t-elle dit.

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Cette nouvelle «stratégie» déclinée en six volets intervient alors que Joe Biden a subi cet été plusieurs revers sur les fronts sanitaire, économique et politique, ponctués par une avalanche de critiques sur sa gestion des évacuations de civils d’Afghanistan fin août, en plein chaos après le retour au pouvoir des talibans.

Jen Psaki a ainsi réfuté un «excès de confiance» du président quand celui-ci avait assuré que le pays avait «pris le dessus» sur la COVID-19 le 4 juillet, jour de la fête nationale.

La campagne massive d’immunisation initiée par M. Biden après son investiture en janvier marquait alors le pas, une partie des Américains restant réticents ou opposés à se faire vacciner.

Il avait échoué dans son objectif d’avoir 70% des adultes ayant reçu au moins une dose de vaccin au 4 juillet. Les États-Unis n’ont atteint ce taux qu’un mois plus tard, le 03 août.

Bataille juridique

Ce plan est «courageux et ambitieux», a assuré la porte-parole, mais la capacité d’action du gouvernement fédéral est limitée face aux puissants États.

La Maison-Blanche a déjà imposé la vaccination aux militaires et au personnel de maisons de retraite recevant des subventions fédérales.

Elle avait jusqu’ici mis en place une sorte de certificat sanitaire pour les employés fédéraux, qui avaient le choix entre se faire vacciner ou se soumettre à des tests réguliers ainsi qu’à diverses mesures restrictives.

Une campagne nationale de rappel pour les vaccins contre la COVID-19 doit également débuter à partir du 20 septembre.

Le discours de Joe Biden intervient dans un contexte de regain épidémique depuis le début de l’été, à cause du variant Delta mais aussi de tensions autour des mesures à prendre pour endiguer la propagation de la COVID-19.

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Les États-Unis, où 53,3% de la population est entièrement vaccinée selon les autorités sanitaires, sont le pays ayant enregistré le plus de décès liés au nouveau coronavirus au monde, avec plus de 653 000 morts.

Outre le volet sanitaire, la Maison-Blanche espère aussi relancer l’économie, qui pâtit encore de l’épidémie, grâce à la procédure d’adoption, déjà bien engagée au Congrès, des gigantesques plans de rénovation des infrastructures et d’aide économique.

Il veut aussi garder les écoles ouvertes alors que la rentrée des classes début septembre a alimenté les inquiétudes et les dissensions.

Des parents mais aussi certains responsables politiques républicains sont farouchement opposés à toute obligation de vaccin - autorisé à partir de 12 ans - ou de port du masque à l’école, en particulier dans les États du Sud.

En Floride, la décision du gouverneur Ron DeSantis d’interdire aux districts scolaires de mettre en place le masque obligatoire dans les établissements fait l’objet d’une âpre bataille juridique.

M. Biden devrait enfin appeler à la tenue d’un sommet mondial en marge de l’Assemblée générale de l’ONU à partir du 22 septembre, pour répondre à la crise de la COVID-19 et relancer la vaccination dans les pays émergents.

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